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Les corps de terroristes palestiniens ne seront pas restitués à leurs familles


Le ministre israélien de la Sécurité intérieure Gilad Erdan lors d'une interview avec l'Associated Press à Jérusalem, le 12 septembre 2011.

Le ministre israélien de la Sécurité intérieure Gilad Erdan lors d'une interview avec l'Associated Press à Jérusalem, le 12 septembre 2011.

Le ministre israélien de la Sécurité intérieure Gilad Erdan a annoncé avoir interdit à la police de "restituer les corps de terroristes palestiniens" tués résidents de Jérusalem-est annexée, selon une porte-parole de la police.

M. Erdan a annoncé cette interdiction après la diffusion par le site d'information Ynet d'une vidéo des funérailles d'un assaillant palestinien, Alaa Abou Jamal, lundi soir dans le quartier de Jabel Moukaber, qui a donné lieu, selon lui, à "des incitations à la violence et au soutien du terrorisme" de la part de centaines de Palestiniens.

La Cour Suprême israélienne avait appelé, le 5 mai, le gouvernement à permettre la restitution à leur famille des corps de Palestiniens tués en menant des attaques anti-israéliennes avant le début du mois de Ramadan observé à partir du début juin.

Ce sujet divise les dirigeants israéliens. Selon M. Erdan, le refus de restituer les corps permet d'éviter que les funérailles ne se transforment en manifestations hostiles et aurait un effet dissuasif.

Les leaders militaires, qui ont la responsabilité de ces corps, estiment au contraire que leur non-restitution est contre-productive et alimente les violences.

Dans le cas de l'enterrement d'Alaa Abou Jamal, qui avait tué un rabbin israélien en octobre à Jérusalem-ouest, la police avait accepté conformément aux recommandations de la Cour suprême de restituer sa dépouille, à condition que l'enterrement se déroule de nuit, en présence de 40 personnes au maximum et sans aucune manifestation.

"Les familles des terroristes ont menti à la Cour suprême après s'être engagées à respecter les instructions de la police", a affirmé M. Erdan.

Selon la radio publique, cet enterrement a provoqué une polémique entre les responsables de la police et le ministre Erdan. La police estime qu'il n'y avait que 40 personnes dans le cimetière et que les engagements pris par la famille ont été respectés.

Le ministre considère que les centaines de Palestiniens qui se trouvaient à l'extérieur du cimetière et qui ont crié des slogans anti-israéliens ont participé aux funérailles et violé la parole donnée par la famille.

L'armée israélienne avait annoncé lundi que les corps de deux jeunes Palestiniens, un frère et une soeur accusés d'avoir tenté de poignarder des gardes-frontières en Cisjordanie occupée, avaient été rendus à leur famille près d'un mois plus tard.

Selon des sources palestiniennes, les autorités israéliennes détiennent les corps de neuf Palestiniens, dont six originaires de Jérusalem-est et trois de Cisjordanie.

Avec AFP

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