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Les attentats de Boston relancent le débat sur les caméras de vidéosurveillance


Les deux suspects, repérés par une caméra de surveillance près de la ligne d'arrivée du marathon de Boston

Les deux suspects, repérés par une caméra de surveillance près de la ligne d'arrivée du marathon de Boston

Les suspects dans les attentats à la bombe au marathon de Boston ont été identifiés à partir d'images de caméras de surveillance. Le débat sur l'utilisation de ces caméras fait rage depuis de nombreuses années en Grande-Bretagne - un pays avec l'une des plus fortes densités de caméras de vidéosurveillance au monde.

Peu après que la police fédérale (FBI), eut publié les images des caméras de vidéosurveillance montrant deux suspects marchant avec des sacs à dos, ils ont été rapidement identifiés comme étant Tamerlan Tsarnaev et son jeune frère, Dzhokhar.

En 2007, dernière année pour laquelle on dispose de statistiques, on recensait quelques 147 caméras de vidéosurveillance à Boston, et plus de 400 dans les autobus et les métros de la ville.
Tamerlan Tsarnaev (à g.) et Dzhokhar Tsarnaev, ont été identifiés grâce à des images vidéos

Tamerlan Tsarnaev (à g.) et Dzhokhar Tsarnaev, ont été identifiés grâce à des images vidéos


Certains préconisent le déploiement d’un plus grand nombre de caméras. Parmi eux, l’ancien maire de New York, Rudy Giuliani, qui évoque l’exemple de Londres, métropole largement surveillée, et de façon permanente.

On chiffre à entre 1,8 à 2,4 millions le nombre de caméras déployées à travers la Grande-Bretagne. Ce qui ne plait pas à tout le monde. Parmi les protestataires, Nick Pickles de l’ONG Big Brother Watch.

« Le débat devrait plutôt porter sur comment l’on peut prévenir la criminalité » fait valoir M. Pickles. En fait, ajoute-t-il, toutes ces caméras à Londres n’ont pas découragé les terroristes d’agir. Et à Boston, elles n’ont pas empêché l’attentat le jour du marathon.

Pourtant, nombre de Londoniens sont favorable aux cameras de surveillance. Et à Boston, les enquêteurs n’ont pas caché que le public a un rôle clé à jouer dans l’identification des suspects.

« Depuis plus de 100 ans, le FBI demande au public d’être ses yeux et ses oreilles. Grâce à l'aide des médias, en un instant, ces images sont livrées directement à des millions de personnes à travers le monde » fait valoir un agent du bureau du FBI à Boston, Richard DesLauriers.

En fin de compte, c’est encore la vigilance du public qui reste la première ligne de défense contre les attentats terroristes, rappellent les services de sécurité publique.
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