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Les archives de Mandela au coeur d'une rencontre Hollande-Zuma


L'ancien président sud-africain Nelson Mandela à Houghton 22 avril 2009.

L'ancien président sud-africain Nelson Mandela à Houghton 22 avril 2009.

La démocratie, "un idéal pour lequel je suis prêt à mourir": le président français François Hollande a remis lundi à son homologue sud-africain Jacob Zuma les archives sonores du procès de 1964 où Nelson Mandela prononça cette célèbre phrase.

Recevant Jacob Zuma à l'Elysée, François Hollande a salué le combat du leader anti-apartheid, condamné à la perpétuité à l'issue de ce procès, qui permit de mettre "définitivement hors jeu cette affreuse méthode qu'était l'apartheid".

Le chef de l'Etat sud-africain, qui effectue sa deuxième visite d'Etat en France depuis son élection en 2009, a de son côté remercié la France "pour la numérisation du procès de Rivonia qui va préserver ce morceau inestimable de l'histoire de l'Afrique du Sud pour les générations à venir".

M. Hollande a jugé que la France et l'Afrique du Sud avaient l'ambition commune "de défendre partout la démocratie, le pluralisme". "Sans doute est-ce dû à notre histoire et aux liens qui se sont créés pendant toute la période où les Sud-Africains voulaient en terminer avec l'apartheid et où les mouvements progressistes en Europe et en France luttaient à côté de Nelson Mandela", a-t-il rappelé.

M. Zuma doit aller commémorer mardi le centenaire de la bataille du Bois Delville, dans la Somme (nord de la France), site d'une des batailles de la Première guerre mondiale dans laquelle fut engagée en 1916 la première brigade d'infanterie d'Afrique du Sud.

Cette commémoration "a une importance particulière pour nous. Nous allons profiter de l'occasion pour corriger l'une des grandes injustices de notre passé", a-t-il affirmé.

"Le mémorial sud-africain de Bois Delville a été transformé de manière à reconnaître le rôle joué par les Sud-Africains noirs lors de la Première et de la Seconde guerre mondiales, comme a été reconnu le rôle des Sud-Africains blancs", s'est-il félicité.

L'Afrique du Sud a été dirigée par un régime ségrégationniste qui est définitivement tombé en 1994 avec un premier scrutin démocratique et l'élection de Nelson Mandela à la présidence.

L'icône de la liberté et de la réconciliation avait auparavant passé 27 ans en détention dans les geôles de la minorité blanche.

Avec AFP

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