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Les anti-Balaka, dorénavant des « ennemis » pour la Misca


Des miliciens anti-Balaka à Boubou en Centrafrique

Des miliciens anti-Balaka à Boubou en Centrafrique

Les forces de la Mission de maintien de la paix de l'Union africaine (Misca) en République centrafricaine va maintenant traiter les milices anti-Balaka comme des « ennemis ». C’est ce qu’a annoncé mercredi le chef de la Misca, le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko, lors d’un entretien à la radio privée centrafricaine Radio Ndeke Luka à Bangui.

Cette décision est intervenue environ 24 heures après qu’un gardien de la paix eut été abattu par des hommes armés à Boali, à 80 kilomètres au nord de la capitale. Selon la Misca, d'autres soldats de maintien de la paix ont riposté et tué 12 assaillants qui ont ensuite été identifiés comme des anti- Balaka.

Dans un communiqué, le général Mokoko a dit que les anti- Balaka ont « systématiquement ciblé les véhicules et le personnel de la Misca » et se sont révélés être « des ennemis de la paix en République centrafricaine » (RCA). La Misca est déterminée à neutraliser « tous les groupes armés illicites », a poursuivi le général.

Les milices chrétiennes ont attaqué et pillé des quartiers musulmans à Bangui et dans d'autres villes, forçant des dizaines de milliers de musulmans à fuir vers des zones protégées ou des pays voisins. Elles ne seront pas traitées comme des groupes d'auto-défense, a dit le général Mokoko.

La Misca, qui est parrainé par l'Union africaine (UA), compte environ 6.000 militaires en RCA , aux côtés de 2.000 soldats français de la force d’intervention Sangaris, dont la mission est notamment de désarmer les milices.

Mais les soldats de maintien de la paix ont été largement incapables d’enrayer les attaques des anti-Balaka contre les communautés musulmanes.
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