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Les Amériques, menacées par le virus chikungunya


Le chikungunya est transmis par deux espèces de moustiques - Aedes aegypti et Aedes albopictus (AP)

Le chikungunya est transmis par deux espèces de moustiques - Aedes aegypti et Aedes albopictus (AP)

Le virus, dont les symptômes sont similaires à ceux de la fièvre dengue, a longtemps sévi en Asie et en Afrique, avant de gagner les Amériques.

Un virus débilitant transmis par les moustiques, le chikungunya,a affecté plus d'un million de personnes à travers les Amériques au cours de l’année écoulée, signale l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS). Le virus a coûté la vie à 155 personnes, en majorité à la Guadeloupe et en Martinique, dans la mer des Caraïbes. Quelques 1.900 cas ont été signalés chez des voyageurs revenant aux États-Unis.

Le chikungunya se caractérise par de graves douleurs aux articulations, des inflammations, maux de tête, éruptions cutanées et de la fièvre. Dans certains cas, l'infection peut conduire à la mort. Les symptômes peuvent persister pendant des mois chez les survivants, qui peuvent souffrir d’arthrite débilitante.

Le virus, dont les symptômes sont similaires à ceux de la fièvre dengue, a longtemps sévi en Asie et en Afrique. Son nom, chikungunya, provient d’ailleurs du dialecte africain Makonde, et signifie « plié en deux de douleur ».

Il n’existe à ce jour aucun vaccin ou traitement contre la maladie. Le
chikungunya est transmis par deux espèces de moustiques - Aedes aegypti et Aedes albopictus - qui véhiculent également le virus de la dengue. Les moustiques contractent la maladie en piquant un individu contaminé, puis la propagent en piquant une autre victime.

Les autorités sanitaires redoutent que le virus gagne du terrain à travers les Amériques, vu les conditions climatiques favorables. A terme, les cas de de chikungunya pourraient se transformer en épidémies dans un certain nombre de pays de l’hémisphère, dont le Brésil, le Pérou et le Paraguay, notamment pendant la saison chaude.

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