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Les aires protégées les plus irremplaçables, identifiées


Un lémur de Madagascar, pays où des aires parmi les plus irremplaçables au monde ont été identifiées

Un lémur de Madagascar, pays où des aires parmi les plus irremplaçables au monde ont été identifiées

Une nouvelle étude scientifique a identifié les aires protégées les plus importantes pour empêcher l’extinction d’espèces de mammifères, d’oiseaux et d’amphibiens dans le monde. Cette collaboration internationale fournit également des conseils pratiques pour améliorer l’efficacité des aires protégées dans la conservation de la biodiversité à l’échelle mondiale.


L’étude, menée en collaboration avec l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), a été publiée dans la dernière édition de la revue internationale Scienc. Elle calcule l’irremplaçabilité de chaque aire protégée individuellement à partir d’une base de données gigantesque.

« Nous avons travaillé sur 173 000 aires protégées terrestres et nous avons recherché leur niveau d’irremplaçabilité à l’échelle du monde, c'est-à-dire leur responsabilité pour la conservation de la biodiversité à l’échelle du monde » a expliqué Soizic Le Saout, auteur principal, dans une interview avec la Voix de l’Amérique (VOA). « Nous avons identifié 137 sites qui étaient particulièrement importants et irremplaçables à l’échelle du monde, mais toutes les aires protégées sont importantes » a-t-elle poursuivi.

Parmi les zones identifiées à travers le continent africain : Le Parc national des montagnes Udzungwa en Tanzanie, explique de son côté Ana Rodrigues du CNRS en France. « Il y a aussi des zones à Madagascar, au Cameroun, en Afrique du Sud et en Ethiopie dans les plateaux », a-t-elle ajouté.

L’espoir est que grâce à cette étude, un plus grand nombre de ces sites seront classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO. « Ce qu’on propose pour celles qui ne le sont pas encore, c’est que les gouvernements les portent candidates au patrimoine mondial », ajoute Mme Rodrigues.

Ces aires, si elles sont gérées efficacement, pourraient aider à réduire la perte de biodiversité. « Une des principales menaces pour la biodiversité, c’est la perte d’habitats », rappelle Mme Rodrigues.

Les budgets de protection de la nature étant limités, les scientifiques ont mis en place un site web de libre accès, à partir duquel chacun peut rechercher pour chaque aire protégée quelles sont les principales espèces présentes sur ces sites.

« Ce site web peut être considéré comme un outil pour les gestionnaires » explique Mme Le Saout. Ces informations sont disponibles au www.irreplaceability.cefe.cnrs.fr, a-t-elle précisé.
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