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Législatives sous haute surveillance au Mali


Une Malienne votant à Bamako, au Mali

Une Malienne votant à Bamako, au Mali

Les Maliens votaient ce dimanche au premier tour des élections législatives au milieu d’un important dispositif de sécurité, par crainte de possibles violences des militants islamistes.

Les bureaux de vote ont ouvert à travers le pays comme prévu, mais aux premières informations, le taux de participation était faible.

Les Maliens ont élu le président Ibrahim Boubacar Keita en août, un scrutin qui s’est déroulé pacifiquement. Mais ces dernières semaines, le pays a été le théâtre d’une nouvelle vague de violence des militants islamistes, dont l’assassinat le 2 novembre de deux journalistes français dans la ville septentrionale de Kidal.

Ces scrutins sont conçus pour faciliter le retour du Mali à la démocratie, suite au coup d’Etat de 2012 qui a entrainé la prise du pouvoir par les militants liés au réseau terroriste Al-Qaïda dans le nord du pays. Les militants ont été chassés par les troupes françaises et maliennes, qui restaient déployées ce dimanche autour des bureaux de vote, de même que la force de maintien de la paix des Nations Unies (ONU).

Environ 6,5 millions de Maliens peuvent voter, et plus de mille candidats briguaient les 147 sièges de la nouvelle Assemblée nationale.

La communauté internationale surveille de près ce scrutin qui doit permettre aux Maliens de tourner définitivement la page de la guerre en se dotant d’une nouvelle assemblée. Différentes missions internationales d’observation étaient sur place.

Tout en saluant le bon déroulement des élections législatives, Amnesty International rappelle que l’Etat de droit est loin d’être revenu dans le pays, et que les nouveaux-élus devront absolument s’attaquer à ce problème.
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