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Les frasques financières derrière les murs du Vatican étalées dans deux livres


La banque du Vatican précédemment connue sous l'appellation de l'Institut des travaux de la Religion, 2011. REUTERS/Stringer

La banque du Vatican précédemment connue sous l'appellation de l'Institut des travaux de la Religion, 2011. REUTERS/Stringer

Ces révélations, distillées mardi par la presse italienne, interviennent après l'arrestation ce weekend d'un prélat espagnol, Mgr Lucio Angel Vallejo Balda, et d'une laïque italienne, Francesca Chaouqui, accusés d'avoir divulgué des documents économiques du petit Etat.

Les deux livres qui étalent les frasques seront en librairie le 5 novembre sur base des documents divulgués par Mme Chaouqui qui a été remise en liberté, mais à nouveau interrogée mardi.

"Avarice" d'Emiliano Fittipaldi, de l'hebdomadaire L'Espresso de gauche, et "Via crucis" de Gianluigi Nuzzi, du groupe télévisé Mediaset de la famille Berlusconi, les deux livres dénoncent l’utilisation à d’autres fins de dons reçus par le Saint-Siège à l'intention des plus pauvres.

Selon Emiliano Fittipaldi, 400 millions d'euros auraient été ainsi détournés de la caisse du "Denier de Saint-Pierre" pour les besoins de la Curie.

L'auteur prend en exemple quelque 200.000 euros détournés d'une fondation dépendant de l'hôpital catholique Bambino Gesu (l'enfant Jésus) pour financer la rénovation de l'appartement du cardinal Tarcisio Bertone, ex-numéro deux du Vatican. Ce luxueux appartement de 700 m2 est nettement plus modeste que celui qu'occupe le pape François à la résidence Sainte-Marthe.

Le journaliste italien affirme aussi que ce même cardinal a utilisé les services d'un hélicoptère pour se rendre en Basilicate (sud de l'Italie) dans le cadre d'une opération de "marketing" pour le compte de cette fondation. Coût de ce vol, selon Emiliano Fittipaldi : 23.800 euros.

Avec AFP

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