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Le virus du Nil occidental fait de plus en plus de morts


Le maire Mike Rawlings, présentant le programme de pulvérisation des insecticides sur la ville de Dallas au Texas

Le maire Mike Rawlings, présentant le programme de pulvérisation des insecticides sur la ville de Dallas au Texas

A Dallas au Texas, des avions pulvérisent des insecticides sur la ville pour exterminer les moustiques porteurs du virus du Nil occidental.

Le virus du Nil occidental a été signalé dans 43 Etats sur 50. On recense pour l’instant près de 700 cas, et la maladie a fait 26 morts depuis le début de l'année

Il s’agit de la pire épidémie de virus du Nil occidental depuis 2003. Ce virus, qui est transmis à l'être humain par des moustiques, peut provoquer des troubles neurologiques graves. Le Texas est durement touché cette année et dans la ville de Dallas, le maire Michael Rawlings a décrété l'état d'urgence sanitaire. Jeudi dernier, la pulvérisation aérienne d'insecticide - la première en plus de 45 ans - a commencé. Elle s’est poursuivie ce weekend et continuera cette semaine.

« Lorsque la vie de quelqu’un est en jeu, cela doit venir en priorité » a déclaré M. Rawlings. Certes cela faisait plusieurs semaines que des équipes sanitaires répandaient des insecticides en ville, mais face à la recrudescence de l’épidémie, la mairie a décidé d’employer les grands moyens.

Il était temps, a jugé Katharyn DeVille, l’une des victimes du virus. « Personne ne devrait contracter cette maladie. Donc si cela signifie la pulvérisation aérienne d’insecticide, et bien, qu’on le fasse » s’exclame Mme Deville.

Tout le monde n’est pas du même avis. Quelques 1 700 habitants de Dallas ont signé une pétition contre la pulvérisation aérienne, car ils s’inquiètent de son impact sur la santé, sur le bien-être de leurs animaux de compagnie, ou sur certains insectes bénéfiques tels que les coccinelles ou les abeilles.

William Reisen, chercheur à l’université de Californie à Davis, ne s’attend pas à ce que la pulvérisation aérienne ait un impact néfaste. Une récente étude portant sur les accueils en salles d’urgence lors de telles campagnes n’a rien révélé d’alarmant, fait-il valoir.

On pense que les moustiques porteurs du virus du Nil occidental contractent la maladie auprès d’oiseaux, avant de la transmettre. Comme l’été a été particulièrement chaud et sec au Texas, les conditions sont idéales pour une épidémie. Certes, il n’a guère plu, les Etats-Unis étant en proie à une sècheresse historique, mais les moustiques peuvent facilement se reproduire dans les innombrables piscines et les égouts.

Comme les symptômes du virus ressemblent à ceux de la grippe, impossible pour les autorités sanitaires de cerner la véritable ampleur de l’épidémie. Ce qu’on sait, c’est qu’une fois piquée par un moustique porteur du virus, environ une victime sur cinq tombe malade, les personnes âgées de plus de 50 ans étant les plus affectées.
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