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Le Tchad veut se constituer partie civile dans le procès Habré


Hissene Habré

Hissene Habré

Joint par la Voix de l'Amérique, l’un de leurs avocats Me Assane Dioma Ndiaye, considère cette tentative comme inacceptable.

Emoi du côté des victimes du régime d’Hissene Habré au Tchad.

Elles ont appris que l’Etat tchadien veut se constituer partie civile lors d’un éventuel procès devant les Chambres africaines extraordinaires.

Joint par la Voix de l'Amérique, l’un de leurs avocats Me Assane Dioma Ndiaye, considère cette tentative comme inacceptable.

Dans un communiqué, les victimes expliquent que "la tentative de l’Etat tchadien n’a pas de base juridique et devrait être déclarée irrecevable. Selon l’article 14 du Statut des Chambres africaines extraordinaires, le droit de se constituer partie civile pour les crimes relevant de la compétence des Chambres africaines extraordinaires (crime contre l’humanité, crime de guerre, torture et génocide) est accordé aux "victimes" de ces crimes. Par exemple, un Etat ne saurait pas avoir la qualité de "victime" d’un acte de torture."

Les victimes souhaitent que N'Djamena se concentre sur le transfert de trois personnes poursuivies par les Chambres et résidant au Tchad : Mahamat Djibrine "El Djonto", Saleh Younouss et Zakaria Berdei.
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