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Le Tchad annonce son retrait de la Misca


Des éléments de la Misca dans Bangui le 25 mars 2014.

Des éléments de la Misca dans Bangui le 25 mars 2014.

N'Djamena dénonce une campagne malveillante et gratuite contre ses soldats en Centrafrique. Bangui affirme regretter ce choix.

En marge du sommet de Bruxelles, le Tchad annonce son retrait de la mission internationale de soutien à la Centrafrique. Selon le communiqué du ministre tchadien des affaires étrangères, "malgré les sacrifices consentis, le Tchad et les Tchadiens font l'objet d'une campagne gratuite et malveillante tendant à leur faire porter la responsabilité de tous les maux dont souffre la Centrafrique."

Moussa Faki Mahamat explique que "face à ces accusations répétées, le Tchad après avoir informé la présidente de la transition centrafricaine, la présidente de la commission de l'Union africaine et le secrétaire général des Nations Unies, décide du retrait du contingent tchadien de la Misca."

Les modalités de ce retrait seront arrêtées d'un commun accord entre le Tchad et l'Union africaine précise le communiqué.

Joint depuis Paris, le ministre centrafricain des affaires étrangères, Toussaint Kongo-Doudou affirme regretter cette décision. Il dit "espère que le voisin tchadien continuera à s'impliquer dans la résolution de la crise." Pour Alain Marchal, "ce retrait est inquiétant car les Centrafricains ne s'expriment pas beaucoup sur ce sujet-là. Or, cela est perçu par la population comme un des problèmes principaux de la crise actuelle." Joint par la Voix de l'Amérique, le chercheur du CERI, précise que "le départ du Tchad va créer un vide. C'est le calcul d'Idriss Deby. Tôt ou tard, les élites centrafricaines vont devoir se retourner vers lui pour reconstruire leur pays."

Du côté de l'opposition tchadienne, on salue cette décision par la voix de Ngarlegy Yorongar, président du parti FAR.
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