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Le tableau assombri de la liberté de la presse dans le monde


Reporters sans frontières

Reporters sans frontières

Le 3 mai fête la liberté de la presse partout dans le monde. L'occasion pour VOA Afrique de jeter un œil dans les rédactions pour voir où en sont les libertés de New York à Bujumbura en passant par Phnom Penh.

" En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, j’exhorte tous les gouvernements, politiciens, entreprises et citoyens à promouvoir et à protéger l’indépendance et la liberté des médias", déclaré Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU.

Il poursuit : "Sans ce droit fondamental, la population est moins libre et moins autonome, mais avec, nous pourrons construire ensemble un monde digne et offrant des possibilités à tous".

Freedom house : les libertés au plus bas en 12 ans

S’agissant de la liberté de la presse en Afrique, Freedom House note, dans son rapport publié fin avril, une nette amélioration dans le domaine avec néanmoins une exception, le Burundi ou la presse est en danger.

Un panel de journalistes s’est d’ailleurs réuni ce matin au siège de Freedom House pour discuter des causes du déclin global de la liberté de la presse dans des pays tel que le Burundi ou plusieurs journalistes ont été cruellement agressés, tués, emprisonnés ou forcés à prendre le chemin de l’exil.

Parmi les pays où la liberté de la presse a connu de mauvais records en 2015, le rapport pointe également du doigt le Bangladesh, la Turquie, la France, la Serbie, le Yémen, l'Egypte, la Macédoine et le Zimbabwe.

Sarah Repucci, Directrice du Project Freedom House pour la presse a évoqué son inquiétude sur le Burundi, notamment qu’il risque ne plus avoir assez de journalistes qui restent dans le pays et qui peuvent faire leur travail et faire avancer la démocratie.

Reporters sans frontières : zoom en RDC

En 2016, la RDC occupe la 152e place sur 180 dans le classement mondial 2016 de la liberté de la presse établi par Reporter sans frontières. L'an passé, le pays était à la 150e place.

Selon RSF, "le pouvoir harcèle de plus en plus les organes de presse" en RDC, alors que le climat politique est très tendu dans le pays en raison de l'incertitude liée au très probable report de la présidentielle, censée avoir lieu à la fin du mois de novembre.

En 2015, une dizaine de médias ont même été fermés ou suspendus, des émissions interdites, du matériel confisqué et des locaux saccagés dans plusieurs régions du pays.

Les journalistes environnementaux visés en Asie

VOA Khmer a souligné dans un article le danger du travail des journalistes au Cambodge. Dans un nouveau rapport, le pays est considéré le plus dangereux et le plus mortel pour les journalistes qui travaillent sur des sujets environnementaux.

Au cours des cinq dernières années, la quasi-totalité des homicides de journalistes environnementaux (90%) se concentrent en Asie du Sud (Inde) et Asie du Sud-Est (Cambodge, Philippines, Indonésie) explique Reporters dans frontière.

En 2015, deux reporters indiens Jagendra Singhet Sandeep Kothari ont été tués, brûlés. En raison de leurs enquêtes, certains ont été menacés, agressés, voire même emprisonnés. Au printemps 2015, au moins six journalistes péruviens se sont dit “harcelés et violentés”.

En Ouzbékistan, le freelance Solidjon Abdourakhmanovcroupit derrière les barreaux depuis huit ans. Tous ont un point commun : avoir enquêté sur des sujets environnementaux sensibles, comme l'exploitation illégale de ressources naturelles, la déforestation ou la pollution.

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