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Le studio d’enregistrement d’Alpha Blondy à Abidjan, démoli


L'artiste musicien ivoirien Alpha Blondy en plein concert à Versailles, à l'ouest de Paris, le 2 juillet 2005.

L'artiste musicien ivoirien Alpha Blondy en plein concert à Versailles, à l'ouest de Paris, le 2 juillet 2005.

Le studio d'enregistrement du chanteur ivoirien Alpha Blondy, annexe de sa maison d'Abidjan, a été démoli dans le cadre d'une campagne de lutte contre les inondations.

La maison même de la star d’un des pionniers du reggae africain n'a pas été touchée. Mais, le studio d'enregistrement du musicien a, quant à lui, été réduit à un amas de gravats par une pelleteuse.

L'opération de démolition, démarrée mardi dans le quartier chic de Cocody-Riviera à Abidjan, s'est déroulée dans le calme, en présence de trois policiers qui gardaient les entrées.

L'immense bâtisse circulaire baptisée "la Cour supraime" (BIEN suprAIme), coiffée d'un dôme où trône un Cupidon tirant vers le ciel, près de laquelle flotte le drapeau national orange-blanc-vert, avait été accusée l'été dernier de provoquer des inondations parce qu'elle débordait sur un canal d'écoulement des eaux, qu'elle obstruait.

"Une annexe de sa maison se trouve dans le domaine public", a expliqué à l'AFP un responsable du ministère ivoirien de la Construction, insistant sur le fait que seule "une partie" de l'édifice avait été détruite.

Un grand ouvrage d'assainissement sera "très prochainement" construit et passera devant la maison d'Alpha Blondy, a poursuivi le responsable.

Le chanteur, dont le ministère a salué "la collaboration", n'était pas joignable.

Les pluies diluviennes qui s'étaient abattues en juin et juillet 2014 sur la Côte d'Ivoire ont tué 39 personnes, principalement à Abidjan, où des bidonvilles côtoient par endroits des gratte-ciel, illustration d'une crise du logement.

Le quartier où habite Alpha Blondy avait été le théâtre d'une inondation spectaculaire, emportant des dizaines de voitures. De nombreuses habitations et un important supermarché s'étaient retrouvés sous les eaux.

Glissements de terrains et inondations ont fait des ravages dans les quartiers dits "précaires", où une importante population s'est établie, faute de mieux, sur des terrains non constructibles parce que dangereux.

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