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Le Soudan doit arrêter de renvoyer des Erythréens, exige le HCR


Omar el-Béchir , le président du Soudan

Omar el-Béchir , le président du Soudan

"Le HCR rappelle au Soudan ses obligations au regard du droit international et de la loi soudanaise. Il presse les autorités soudanaises de s'abstenir de renvoyer de force des Erythréens vers leur pays d'origine."

Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) demande aux autorités soudanaises d'arrêter de renvoyer "de force" des centaines d'Erythréens vers leur pays d'origine qu'ils tentent de fuir.

L'agence de l'ONU pour les réfugiés réagit ainsi à l’avertissement, la veille, de Human Rights Watch (HRW) selon lequel les Erythréens collectivement expulsés risquent d'être victimes d'abus de la part du gouvernement de leur pays à leur retour.

Selon le HCR, au moins 313 Erythréens ont été arrêtés le 6 mai par les autorités soudanaises dans la ville de Dongola, dans le nord du Soudan.

"Ils ont été jugés coupables d'entrée illégale au Soudan (...) et ont été renvoyés de force en Erythrée le 22 mai", précise l'agence des Nations unies. Parmi eux figuraient six personnes enregistrées comme réfugiées par le HCR.

"D'autres n'avaient pas demandé l'asile mais on ne sait pas si elles ont eu la possibilité de déposer leur demande", ajoute le HCR.

Un autre groupe de 129 Erythréens avait été renvoyé dans les mêmes conditions quelques jours plus tôt.

La plupart des Erythréens expulsés par les autorités soudanaises ont été arrêtés alors qu'ils tentaient d'entrer au Soudan depuis la Libye.

"Le HCR rappelle au Soudan ses obligations au regard du droit international et de la loi soudanaise. Il presse les autorités soudanaises de s'abstenir de renvoyer de force des Erythréens vers leur pays d'origine."

Mardi, Human Rights Watch avait sévèrement critiqué Khartoum, estimant que les Erythréens renvoyés dans leur pays gouverné par "un régime répressif" risquaient d'être "victimes d'abus".

Le régime au pouvoir en Erythrée est accusé de retenir dans ses geôles des milliers de prisonniers politiques. Selon l'ONU, environ 5.000 Erythréens quittent chaque mois leur pays en quête d'une vie meilleure, ce qui en fait un des plus importants contingents de migrants risquant le périlleux voyage jusqu'en Europe.

Avec AFP

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