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Le recul des prix du pétrole va doper la croissance, selon le FMI


(Reuters)

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Le cours du Brent de mer du Nord a chuté de plus de 45% depuis son pic de juin au dessus de 115 dollars le baril, en raison du déséquilibre entre une offre abondante et une demande atone.

WASHINGTON, 22 décembre (Reuters) - La récente baisse des prix pétroliers devrait continuer, permettant à l'économie mondiale de gagner jusqu'à 0,7 point de pourcentage de croissance l'an prochain, écrivent deux économistes du Fonds monétaire internationale sur un blog lundi.

Le cours du Brent de mer du Nord a chuté de plus de 45% depuis son pic de juin au dessus de 115 dollars le baril, en raison du déséquilibre croissant entre une offre abondante et une demande atone.

La chute s'est accélérée depuis la fin du mois de novembre après la décision des pays exportateurs de pétrole (Opep) de ne pas réduire leur production de brut.

L'Arabie Saoudite a même réussi à convaincre les autres membres de l'Opep qu'il n'était pas dans l'intérêt du cartel de réduire ses quotas de production, quelle que soit l'ampleur de la chute du pétrole, a déclaré le ministre du Pétrole du royaume.

Le quotidien saoudien al Hayat rapporte dans son édition de lundi, citant le ministre du Pétrole Ali al Naimi, que l'Arabie Saoudite était prête à augmenter sa production afin d'accroître sa part de marché face à la demande de nouveaux consommateurs potentiels.

Interrogé sur un maintien de la part du marché de Ryad, qui produit 9,7 millions de barils par jour, Ali al Naimi a répondu: "Oui et si un nouveau client arrive alors nous pourrons l'augmenter".

Sur le marché, cette affirmation a sonné comme un nouveau signal que le premier exportateur de pétrole n'avait absolument pas l'intention de réduire sa production face à la chute des cours.

Les intervenants pensent que Ryad va au contraire chercher à tirer profit de ses coûts de production plus faibles pour gagner des parts de marché face aux pays non-membres de l'Opep qu'il accuse d'être responsables des turbulences sur le marché.

Vers 18h10 GMT, le Brent se traitait à 60,13 dollars le baril, en repli de 2,04%, après avoir perdu 20% depuis le début du mois dans un marché extrêmement volatil.

Pour les économistes du FMI, un pétrole en baisse stimulera l'économie mondiale en apportant entre 0,3 et 0,7 point de pourcentage de hausse sur la base d'une prévision de croissance de 3,8%.

Des prix pétroliers bas devraient permettre d'augmenter le PIB de la Chine de 0,4 à 0,7 point de pourcentage par rapport à la prévision de 7,1% du FMI, en admettant des politiques économiques stables.

En 2016, cela pourrait même apporter un supplément de croissance de 0,5 à 0,9 point de pourcentage.

Pour les Etats-Unis, le PIB pourrait être bonifié de 0,2 à 0,5 points de pourcentage par rapport à l'estimation 3,1% de croissance en 2015. En 2016, le coup de pouce pourrait représenter entre 0,3 et 0,6 points de pourcentage.

Le FMI met en garde contre la volatilité des prix et des taux de change qui pourraient entraîner une aversion généralisée au le risque.

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