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Le puissant cyclone Chapala se rapproche du Yémen et d'Oman


Le Yemen en conflit, 10-26-2015.

Le Yemen en conflit, 10-26-2015.

Un puissant cyclone s'est formé en mer d'Oman et devrait frapper ces prochains jours le nord du Yémen, pays en proie à un conflit, et le sultanat d'Oman, provoquant des inondations et des glissements de terrain, a averti l'ONU.

"Un cyclone tropical très rare et potentiellement à fort impact, appelé Chapala, s'est formé dans la mer d'Oman et s'est intensifié très rapidement", a déclaré aux médias à Genève une porte-parole de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence spécialisée des Nations unies.

Durant les prochaines 24 heures, Chapala, actuellement qualifié par les experts de "tempête cyclonique très sévère", devrait devenir une "super tempête cyclonique", avec des vitesses de vent pouvant atteindre 220 à 230 km/heure, l'équivalent d'un ouragan de catégorie 4 (sur une échelle allant jusqu'à 5).

Le cyclone tropical se déplace vers l'ouest et devrait frapper, dans la nuit de lundi à mardi, les côtes du sultanat d'Oman et le nord du Yémen.

Il devrait toutefois s'affaiblir, avant de gagner la terre, avec des vitesses de vent de 150 à 160 km/heure.

La zone qui doit être affectée au Yémen est peu peuplée, la population et les infrastructures étant concentrées au sud du pays, selon l'ONU.

Mais Chapala n'en reste pas moins dangereux, en raison des pluies intenses attendues ces quatre à cinq prochains jours, et qui devraient provoquer d'importantes inondations dans cette région habituellement aride. Et l'ONU s'attend à des glissements de terrain.

Les autorités météorologiques d'Oman ont déjà émis une série d'alertes, pour avertir la population de crues. Le pays doit aussi être balayé par des vagues et les autorités ont demandé aux pêcheurs de ne plus se rendre en mer. La population est également invitée à ne pas rester dans des zones à basses altitudes.

Les cyclones sont un phénomène "extrêmement rare" dans cette région du monde, selon les experts de l'ONU. L'OMM ne sait toutefois pas dans quelle mesure ce cyclone peut être attribué au changement climatique.

Une chose est sûre, a souligné Mme Nullis, les températures chaudes en mer - comme celles qui prévalent cette année - conduisent à une plus forte activité cyclonique. Mais les cyclones dépendent aussi de ce qui se passe dans l'atmosphère, a-t-elle ajouté.

En 2007, le cyclone tropical Gonu avait touché Oman et l'Iran. Gonu est le cyclone le plus fort jamais enregistré depuis 1945.

Avec AFP

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