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Le procès Habré ajourné au 8 février 2016


Protestation des victimes d'Hissene Habre en 2005

Protestation des victimes d'Hissene Habre en 2005

Le procès du président tchadien déchu, jugé à Dakar par un tribunal spécial africain pour "crimes contre l'humanité et crimes de guerre", a été suspendu jusqu'au 8 février 2016. A cette date débuteront les plaidoiries.

"Les plaidoiries vont démarrer le 8 février et vont s'étaler sur toute la semaine. Ce sera d'abord les parties civiles, puis le parquet, ensuite la défense", a déclaré Marcel Mendy, le porte-parole des Chambres africaines extraordinaires (CAE), qui jugent M. Habré depuis le 20 juillet.

En attendant, le tribunal spécial a suspendu ses audiences, qui se sont achevées mardi avec l'audition d'un dernier témoin, a-t-il indiqué. Au total, 93 témoins ont été entendus depuis le début du procès, selon une source proche du dossier.

"Le verdict pour l'action pénale sera prononcé fin mai et la décision sur les intérêts civils (pour une éventuelle indemnisation des victimes) prise au plus tard fin juillet" 2015, a indiqué M. Mendy. Poursuivi pour "crimes contre l'humanité, crimes de guerre et crimes de torture", Hissène Habré encourt jusqu'aux travaux forcés à perpétuité. La répression durant son régime a fait 40.000 morts, selon les estimations d'une commission d'enquête tchadienne.

En détention depuis près de deux ans et demi au Sénégal, où il a trouvé refuge en décembre 1990 après avoir été renversé par l'actuel président tchadien Idriss Deby Itno, Hissène Habré comparaît devant les CAE, une juridiction créée en vertu d'un accord entre le Sénégal et l'Union africaine (UA), que le prévenu récuse et devant laquelle il refuse de s'exprimer et de se défendre.

Avec AFP

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