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Le principal syndicat sud-africain soutient le vice-président pour diriger l'ANC


Le président sud-africain Jacob Zuma, 11 octobre 2016.

Le président sud-africain Jacob Zuma, 11 octobre 2016.

La puissante confédération syndicale sud-africaine Cosatu a apporté jeudi son soutien au vice-président Cyril Ramaphosa pour remplacer le président Jacob Zuma à la tête de l'ANC, le parti au pouvoir, où la bataille pour sa succession fait rage.

Le futur chef du Congrès national africain (ANC), qui doit être choisi fin 2017, succéderait à M. Zuma au poste de chef de l'Etat en cas de victoire du parti aux élections générales de 2019.

La direction de la Cosatu "a décidé de soutenir et de faire campagne pour le camarade Cyril Ramaphosa afin qu'il prenne les rênes de l'ANC", a déclaré jeudi son secrétaire général, Bheki Ntshalintshali, devant la presse.

Militant historique de la lutte contre l'apartheid, ancien patron du syndicat des mineurs, l'actuel vice-président, 64 ans, avait déjà échoué en 1999 dans la course à la présidence de l'ANC.

Après un détour par le monde des affaires, M. Ramaphosa, devenu l'un des hommes les plus riches du pays, est revenu depuis en politique.

La Cosatu est membre de la coalition au pouvoir depuis 1994, en tant qu'alliée de l'ANC et du Parti communiste. Elle n'a pas droit de vote à l'ANC, mais peut influencer ses membres qui participeront à l'élection du chef du parti.

Elu en 2009 à la tête du pays, M. Zuma doit achever son deuxième et dernier mandat en 2019.

Le chef de l'Etat est visé par une série de scandales de corruption qui lui valent de vives critiques dans son camp et ont accéléré la bataille pour sa succession.

Outre M. Ramaphosa, plusieurs noms circulent pour le remplacer, dont ceux de l'actuelle présidente de l'Union africaine (UA) Nkosazana Dlamini-Zuma, ancienne épouse de Jacob Zuma, ou de l'actuel trésorier de l'ANC Zweli Mkhize.

L'ANC de feu Nelson Mandela domine la vie politique sud-africaine depuis la chute officielle de l'apartheid en 1994.

Mais, sur fond de marasme économique persistant, il a essuyé un revers historique aux municipales d'août en perdant le contrôle de plusieurs grandes villes comme Johannesburg ou Pretoria.

Avec AFP

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