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Le principal parti d'opposition dénonce une perquisition à son QG au Mozambique


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La Renamo a accusé les forces de police d'être entrées par la force dans son quartier général et la résidence de son leader à Maputo, afin de saisir des armes et du matériel.

"Les policiers ont défoncé les portes de nos bureaux et de la résidence où vit l'épouse du président (de la Renamo Rosaria Dhlakama) et son fils, Afonso Junior, en disant qu'ils cherchaient des armes", a déclaré à l'AFP le porte-parole du parti, Antonio Muchanga.

"Ces armes ne sont pas illégales. Tout le monde sait qu'elles sont là depuis octobre 1993 et qu'elles devaient y rester tant que la question de la sécurité du leader (Afonso Dhlakama) n'est pas réglée", a ajouté Antonio Muchanga.

Une vingtaine d'armes de type Kalachnikov AK-47, environ 1.500 euros et du matériel informatique ont été saisis lors des deux opérations conjointes, selon un communiqué de la Renamo.

La police n'a ni confirmé ni infirmé ces opérations.

"Je n'ai pas d'informations. Si cela s'avère véridique, alors nous communiquerons en temps voulu", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police de Maputo, Orlando Mudumane.

Les forces de police mènent depuis octobre 2015 une opération de désarmement par la force de la Renamo, l'ancienne rébellion de la guerre civile mozambicaine (1976-1992) qui a conservé une branche armée.

A cette date, la résidence à Beira (centre) du leader de la Renamo, Afonso Dhlakama, avait été encerclée par un fort contingent de police et sa garde désarmée. Depuis, le leader s'est réfugié dans les montagnes du Gorongosa (centre) et entretient le mystère sur sa localisation précise.

La situation politico-militaire au Mozambique a dégénéré en conflit de basse intensité depuis qu'Afonso Dhlakama, qui conteste les élections générales de 2014, a annoncé mi-décembre qu'il prendrait le pouvoir dans six des 11 provinces du pays d'ici fin mars.

Depuis février, les hommes de la Renamo ont repris les armes et attaquent, dans le centre du pays, des véhicules circulant sur le principal axe Nord-Sud du pays et suspectés de transporter des troupes et des armes.

Ces attaques ont fait plusieurs morts et des dizaines de blessés parmi les civils, alors que la Renamo réclame une médiation internationale.

Les opérations de police de dimanche "sont une démonstration claire que le gouvernement n'est pas intéressé par des négociations de paix et qu'il veut continuer à duper le peuple", a estimé le porte-parole de la Renamo.

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