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Le principal parti d'opposition au Cap-Vert rafle la majorité absolue aux législatives


Ulisses Correia e Silva, président du Mouvement pour la démocratie (MPD, libéral)

Ulisses Correia e Silva, président du Mouvement pour la démocratie (MPD, libéral)

Le principal parti d'opposition au Cap-Vert, qui a repris le pouvoir après 15 ans d'absence en remportant les élections législatives du 20 mars avec 53,5% des voix, bénéficiera d'une majorité parlementaire de 40 sièges sur 72, selon les résultats définitifs annoncés vendredi par la Commission électorale.

La victoire du Mouvement pour la démocratie (MPD, libéral), devant le Parti africain pour l'indépendance du Cap-Vert (PAICV, membre de l'Internationale socialiste) au pouvoir depuis 2001, était acquise depuis le soir du scrutin, mais les résultats du vote dans l'importante diaspora à l'étranger se sont fait attendre.

"Sur un total de 347.622 électeurs inscrits, 229.337 ont voté", soit un taux d'abstention de 34,2 %, a annoncé lors d'une conférence de presse la présidente de la Commission électorale Maria do Rosario Gonçalves.

Le MPD a obtenu 122.881 voix (53,5%), le PAICV 86.078 (37,5%) et l'Union capverdienne indépendante et démocratique (Ucid, démocrate-chrétien) 15.488 (soit 6,7%), ce qui leur assure respectivement 40, 29 et 3 députés, a-t-elle indiqué.

Arrivent ensuite trois petites formations qui ne seront pas représentées à l'Assemblée nationale.

Le MPD, conduit par l'ex-maire de Praia, Ulisses Correia e Silva, l'a emporté dans l'ensemble des circonscriptions de l'archipel lors de ce scrutin à la proportionnelle, plus disputé au sein de la diaspora, où il se partage les six sièges en jeu avec le PAICV, dirigé par Janira Hopffer Almada, une femme de 37 ans.

Le président Jorge Carlos Fonseca, appartenant au MPD, dont l'élection en 2011 a donné lieu à une cohabitation avec le PAICV dans ce régime semi-parlementaire où l'exécutif est dominé par le Premier ministre, a déjà chargé M. Correia e Silva de former le nouveau gouvernement.

Le Premier ministre élu s'est engagé à présenter un gouvernement resserré. "Un petit pays comme le Cap-Vert n'a pas besoin de 17 ministères et trois secrétaires d'Etat comme il l'avait dans le dernier gouvernement du PAICV. Nous avons l'intention de former un gouvernement avec un maximum de 12 membres, mais avec une bonne coordination et un leadership politique", a-t-il indiqué.

Pendant la campagne électorale, le MPD a promis de créer 45.000 emplois sur cinq ans, de parvenir à une croissance économique annuelle de 7% (contre à peine 2% sous le PAICV), diminuer les impôts, améliorer le climat des affaires, réduire la criminalité et la pauvreté.

L'une des priorités du nouveau gouvernement sera d'assainir la situation dans le secteur des transports maritimes et aériens. La compagnie aérienne nationale TACV est actuellement plongée dans un marasme financier et un de ses appareils a récemment été immobilisé aux Pays-Bas en raison de dettes.

Avec AFP

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