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Le président zambien promet de traduire en justice les auteurs des violences xénophobes


Le président zambien Edgar lors de la cérémonie d'ouverture de la 24e session ordinaire de l'Assemblée des chefs d'état et de gouvernement de l'Union africaine (UA) à Addis Abeba, Ethiopie, 30 janvier 2015.

Le président zambien Edgar lors de la cérémonie d'ouverture de la 24e session ordinaire de l'Assemblée des chefs d'état et de gouvernement de l'Union africaine (UA) à Addis Abeba, Ethiopie, 30 janvier 2015.

Edgar Lungu a appelé les ressortissants étrangers à regagner leurs maisons, promettant que les auteurs de violences xénophobes seront arrêtés.

"J'ai vraiment honte de ce qui s'est passé et j'assume la responsabilité de ces actes honteux qui vous sont arrivés", a déclaré Edgar Lungu au cours d'une visite dans une église de Lusaka qui a recueilli quelque 400 étrangers.

"Je m'assurerai que tous ces criminels soient arrêtés et traduits en justice", a-t-il assuré.

Des émeutes ont éclaté lundi et se sont propagées le lendemain dans plusieurs quartiers pauvres de Lusaka, après la récente découverte de sept cadavres amputés de plusieurs organes (oreilles, coeur, pénis).

Des Rwandais, soupçonnés par la population de ces crimes rituels, ont été pris à partis. La foule en colère a caillassé et saccagé leurs maisons et commerces, provoquant la fuite de centaines d'immigrés.

Deux personnes, de nationalité zambienne, ont été tuées lundi "dans la confusion" provoquée par les émeutes, a annoncé mercredi le ministre de l'Intérieur, Davies Mwila.

Jeudi, le président Lungu a appelés les Rwandais à regagner leurs maisons, assurant que leur "protection était garantie" et que le calme était revenu. "Rentrez chez vous, les gens avec lesquels vous vivez sont de bonnes personnes", leur a-t-il affirmé.

"C'est une honte que cela soit arrivé en Zambie qui est connue pour être paisible. Des éléments criminels veulent créer de la confusion, mais s'il vous plaît rentrez chez vous", a-t-il insisté.

Jusqu'à présent, la police a procédé à onze arrestations liées aux crimes rituels supposés et à 256 interpellations liées aux violences.

Ces événements interviennent à quatre mois de l'élection présidentielle qui doit se tenir le 11 août dans ce pays d'Afrique australe en pleine crise économique. Edgar Lungu compte se représenter à la présidence.

Avec AFP

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