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Le président ougandais Yoweri Museveni prête serment pour son cinquième mandat


Le président sortant Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 30 ans, a voté à Rushere, dans le district de Kiruhura à près de 400 kms de Kampala, Ouganda, 18 février 2016.

Le président sortant Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 30 ans, a voté à Rushere, dans le district de Kiruhura à près de 400 kms de Kampala, Ouganda, 18 février 2016.

Le président ougandais Yoweri Museveni a prêté serment jeudi, après l'arrestation de son opposant historique Kizza Besigye mercredi.

Le président Yoweri Museveni, réélu en février pour un cinquième mandat de cinq ans à l'issue d'un scrutin très controversé, a prêté serment jeudi en présence de nombreux chefs d'Etat africains, dont le président soudanais Omar el-Béchir, recherché par la Cour pénale internationale (CPI).

"Moi, Yoweri Kaguta Museveni, je jure au nom de Dieu tout puissant que je remplirai fidèlement mes fonctions de président de l'Ouganda, que je ferai respecter, préserverai, protègerai et défendrai la Constitution, que je respecterai les lois de l'Ouganda, et que je veillerai au bien-être des Ougandais", a-t-il déclaré en lisant le serment d'allégeance derrière une vitre pare-balles.

Yoweri Museveni, 71 ans et au pouvoir depuis 1986, a été réélu dès le premier tour avec 60,62% des voix lors de la présidentielle du 18 février. Le scrutin s'était déroulé, selon des observateurs internationaux, dans une "atmosphère d'intimidation" imposée par le régime. L'opposition avait dénoncé des fraudes, une accusation rejetée par le pouvoir.

L'opposant historique ougandais Kizza Besigye, qui avait officiellement obtenu 35,61% des voix lors de la présidentielle, mais en a contesté le résultat, avait procédé mercredi à une prestation de serment alternative, juste avant d'être une nouvelle fois arrêté par la police.

Jeudi, comme cela avait été le cas le jour du scrutin, l'accès aux réseaux sociaux a été bloqué par le gouvernement qui a mis en avant des "raisons de sécurité" pour justifier la mesure.

De nombreux chefs d'Etat africains étaient présents à cette cérémonie, comme le Sud-africain Jacob Zuma, le Tanzanien John Magufuli ou le Sud-Soudanais Salva Kiir. Aucun pays occidental n'avait envoyé de délégation de haut niveau.

M. Museveni était aussi entouré de plusieurs chefs d'Etat au pouvoir depuis plusieurs décennies: Robert Mugabe (Zimbabwe, 36 ans), Teodoro Obiang Nguema (Guinée-Equatoriale, 37 ans en août), Idriss Deby Itno (Tchad, 25 ans) et Omar el-Béchir (Soudan, 27 ans en juin).

La présence de M. Béchir a valu à l'Ouganda les critiques d'organisations de défense des droits de l'Homme. Celles-ci ont estimé qu'en tant que signataire du Statut de Rome, qui a fondé la Cour pénale internationale, il était de son devoir d'arrêter le président soudanais et de le remettre à la CPI.

Omar el-Béchir est, depuis 2009, recherché par la CPI pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre et génocide dans le conflit au Darfour (ouest du Soudan), qui a fait plus de 300.000 morts selon l'ONU.

Avec AFP

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