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Le président Obama défend le recours aux drones et évoque la question de Guantanamo


Le président Obama à la National Defense University

Le président Obama à la National Defense University

Barack Obama n’a pas manqué d’évoquer l’épineux dossier de Guantanamo. Selon lui, c’est le Congrès qui empêche la fermeture de cette prison, et il n’y a aucune justification à cela, surtout lorsqu’on considère le cout d’entretien de la prison.

Le président Barack Obama a prononcé, jeudi, à la National Defense University de Washington, un discours très attendu sur sa politique sécuritaire. Parmi dossiers abordés, les attentats de Boston, l’utilisation des drones et la fermeture ou non de la prison américaine de Guantanamo.

Le chef de l’exécutif américain a longuement parlé de la lutte contre le terrorisme, rappelant l’élimination d’Oussama Ben Laden et de ses proches collaborateurs. Tout cela a permis d’améliorer la sécurité, a-t-il dit. « Toutefois, ne vous méprenez pas. Notre pays est toujours menacé par les terroristes. De Benghazi à Boston, cette vérité nous a été tragiquement rappelée », a-t-il expliqué.

Le président Obama a évoqué les problèmes liés à l’intervention américaine à l’étranger, que ce soit à travers le déploiement des troupes ou l’utilisation des technologies de pointe comme les drones. Ces actions sont légales dans la mesures où elles sont autorisées par le Congrès, a-t-il, saisissant l’occasion pour répondre aux critiques selon lesquelles ces actions militaires font de nombreuses victimes civiles.

« En tant que commandant en chef, je dois peser toutes ces déchirantes tragédies contre les alternatives. Ne rien faire face aux réseaux terroristes mènerait à un plus grand nombre de victimes civiles encore, non seulement dans nos villes, nos maisons et nos complexes à l’étrangers, mais dans les endroits même – comme Sana’a, Kaboul ou Mogadiscio – où les terroristes cherchent à s’implanter », a-t-il dit.

Le président Obama à la National Defense University

Le président Obama à la National Defense University

Le président Obama a souligné qu’il a toujours insisté sur une stricte supervision de l’action létale. Il a évoqué le cas de l’imam radical Anwar Awlaki et de trois autres citoyens américains tués dans des frappes de drones.
« Lorsqu’un citoyen américain s’en va à l’étranger pour livrer la guerre aux Etats-Unis – et est activement en train de comploter pour tuer les citoyens américains, et que ni les Etats-Unis, ni nos partenaires ne sont en position de le capturer avant qu’il ne passe à l’acte, sa citoyenneté ne saurait lui servir de bouclier », a-t-il expliqué.

Le président des Etats-Unis a reconnu que la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme ne saurait se limiter au plan strictement militaire. Selon lui, il faut soutenir les transitions à la démocratie dans des pays comme l’Egypte, la Tunisie, la Libye. « Nous devons renforcer l’opposition en Syrie tout en isolant les éléments extrémistes – car la fin d’un tyran ne doit pas faire place à la tyrannie du terrorisme », a dit Barack Obama, rappelant les efforts de paix américains en direction des Israéliens et des Palestiniens.

Barack Obama n’a pas manqué d’évoquer l’épineux dossier de Guantanamo. Selon lui, c’est le Congrès qui empêche la fermeture de cette prison, et il n’y a aucune justification à cela, surtout lorsqu’on considère le cout d’entretien de la prison.

Des manifestants devant Fort McNair, où le président Obama s'exprimait

Des manifestants devant Fort McNair, où le président Obama s'exprimait

« Aujourd’hui, j’appelle une fois de plus le Congrès à lever ses restrictions aux transfèrements des prisonniers de Guantanamo », a déclaré le président des Etats-Unis, qui a révélé son projet de nommer un nouvel émissaire du département d’Etat « dont la seule responsabilité sera d’obtenir le transfèrement des détenus à d’autres pays. »

Le président Obama a été interrompu, durant son discours, par une femme dénonçant les frappes de drones ayant tué le fils d'Anwar Awlaki.

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