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Le président nigérien exhorte à la "mobilisation" contre les menaces terroristes


Le président du Niger Mahamadou Issoufou à Paris, le 31 mars 2017. (Reuters/ Michel Euler)

"Nous faisons face à des menaces à notre frontière avec la Libye, avec le Mali, avec les pays du lac Tchad, donc face à ça, le gouvernement a besoin de la mobilisation optimale de tous ses acteurs", a lancé le président Mahamadou Issoufou à Niamey devant plus de 200 maires du pays, selon des images diffusées à la télévision publique.

Le président nigérien a de nouveau exhorté vendredi ses compatriotes à "la mobilisation" pour faire face aux menaces terroristes dans les zones frontalières du Mali et du Nigeria, théâtres de raids meurtriers perpétrés notamment par des jihadistes.

"Vous êtes des autorités de proximité, il est extrêmement important que la question de la sécurité soit au centre de vos préoccupations", a-t-il déclaré, en présence notamment des maires des régions de Diffa (sud-est), proche du Nigeria, et de Tahoua et Tillabéri (ouest) limitrophes du Mali, selon ces images.

Le président a également exhorté à "la mobilisation de la population pour faire face à ces menaces" terroristes.

En mars, Niamey a décrété l'état d'urgence dans plusieurs départements de Tillabéri et Tahoua devenus très instables en raison d'attaques meurtrières visant régulièrement des positions de l'armée et des camps de réfugiés, attribuées à des groupes jihadistes maliens liés notamment au Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao).

A Diffa, l'état d'urgence est en vigueur depuis 2015 en raison d'incursions meurtrières du groupe jihadiste nigérian Boko Haram établi dans le nord-est du Nigeria.

D'après une source militaire interrogée par l'AFP, la situation sécuritaire "s'est particulièrement dégradée" dans le Liptako Gourma, territoire à cheval entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso.

Jeudi, le chef de l'armée du Niger, le général Seïni Garba, s'est entretenu avec plusieurs de ses homologues régionaux, en marge d'une réunion des présidents de la région à Niamey.

A l'ouverture de cette réunion, le général Garba a en outre plaidé pour une accélération de "la mise en place de la Force multinationale dédiée à la sécurisation du Liptako Gourna", qui avait été promise en janvier par les présidents du Niger, du Mali et du Burkina.

"La sécurité ne cesse de se dégrader" dans cette zone "où on dénombre plus de victimes parmi les forces de défense et de sécurité", a-t-il relevé.

Malgré des frontières considérées comme poreuses, le Niger constitue un îlot de stabilité dans une zone en proie aux troubles. Autour de ce pays, Mali, Libye et Nigeria sont tous confrontés à des groupes armés jihadistes.

Avec AFP

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