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Le président malien met en garde contre le regain d'activité des groupes terroristes


Ibrahim Boubacar Keïta à l'Elysée le 27 juillet 2016.

Ibrahim Boubacar Keïta à l'Elysée le 27 juillet 2016.

Le président Ibrahim Boubacar Keïta a lancé la mise en garde depuis New York à l'ouverture d'une réunion internationale sur le Mali,en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies.

IBK a, dans son message, dénoncé la "volonté d'expansion des groupes extrémistes et terroristes" au Mali, et la multiplication des affrontements qui "ralentissent" la mise en œuvre des accords de paix.

"Des progrès tangibles ont été réalisés" depuis la signature des accords de paix en mai-juin 2015, a assuré M. Keïta à l'ouverture d'une réunion internationale sur le Mali en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies.

Mais "l'extension des actions terroristes et de banditisme au centre du pays", "la volonté d'expansion des groupes extrémistes et terroristes affiliés à Al-Qaïda et à Daech (acronyme arabe du groupe Etat islamique)" minent l'application des accords de paix, a-t-il mis en garde.

Le président malien a également évoqué la multiplication des trafics d'armes, de drogue, de migrants, et "des affrontements entre membres signataires de l'accord".

Des affrontements entre groupes signataires des accords de paix ont fait une dizaine de morts le 16 septembre dans la région de Kidal (nord).

"Tous ces facteurs créent un climat délétère", a souligné M. Keïta, tout en réaffirmant sa détermination à tenir les engagements pour la paix. "C'est ainsi que nous allons tenir la conférence d'entente nationale dans le courant du dernier semestre 2016, pour faire émerger une vision commune de notre nation", a-t-il dit.

"Il est essentiel, indispensable, d'accélérer la mise en oeuvre concrète de l'accord", a déclaré pour sa part le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault, tout en saluant "le chemin parcouru depuis 2013".

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature de l'accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, et la présence d'une force de maintien de la paix de l'ONU de quelque 13.000 hommes.

Avec AFP

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