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Le président ivoirien Ouattara nomme un groupe d'experts pour une nouvelle Constitution


Le président ivoirien Alassane Ouattara lors d'une commémoration après l'attaque de Grand Bassam, le 16 mars 2016. (E. Iob/VOA)

Le président ivoirien Alassane Ouattara lors d'une commémoration après l'attaque de Grand Bassam, le 16 mars 2016. (E. Iob/VOA)

Le président ivoirien Alassane Ouattara a mis en place un groupe d'experts chargé de la rédaction d'une nouvelle Constitution, parmi lesquels figure un de ses proches, favorable à la levée du verrou de la limitation des mandats présidentiels.

Ce groupe de dix experts qui a un mois pour faire des propositions à M. Ouattara sera dirigé par le professeur de droit Boniface Obou Ouraga qui avait déjà travaillé sur l'actuelle Constitution.

Il est composé également du ministre ivoirien de la Justice Kambilé Sansan et de l'ancien ministre de la Fonction publique Cissé Ibrahim Bacongo. Ce dernier, haut cadre du Rassemblement des républicains (RDR, le parti de M. Ouattara) est un fervent partisan de la levée de la limitation des mandats présidentiels.

La Côte d'Ivoire doit se doter d'"une Constitution plus consensuelle, que les Ivoiriens peuvent magnifier parce qu'ils s'y reconnaissent" a affirmé le professeur Ouraga, ancien membre du Conseil constitutionnel, sous l'actuel régime.

La rédaction d'une nouvelle Constitution était une promesse de campagne d'Alassane Ouattara, réélu pour un second et dernier mandat de cinq ans en octobre, selon les dispositions de l'actuel texte fondamental.

"Nous devons renforcer notre processus de réconciliation", a-il dit, promettant aussi une nouvelle Constitution "qui doit garantir l'égalité de tous, la cohésion nationale et la stabilité de nos institutions" avait déclaré en novembre, M. Ouattara, lors de son investiture.

"Les modifications que nous comptons apporter vont tenir compte de notre histoire, notre culture et des valeurs que nous voulons promouvoir pour la Côte d'Ivoire nouvelle", avait-il souligné dans une claire allusion à "l'Ivoirité", l'un des facteurs ayant conduit le pays à une décennie de troubles qui s'était conclue par la mort de 3.000 personnes pendant les cinq mois de violences ayant suivi la présidentielle de 2010.

Avec AFP

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