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Le président français Hollande exclue toutes négociations avec les islamistes armés dans le nord du Mali


Des combattants d'Ansar Dine donnent des instructions sur la charia à Tombouctou, le 14 avril 2012

Des combattants d'Ansar Dine donnent des instructions sur la charia à Tombouctou, le 14 avril 2012

Lors d’un entretien accordé jeudi à France24, le président François Hollande a clairement rejeté toutes négociations préalables à une intervention militaire dans le nord du Mali. "Discuter avec qui ? Avec Aqmi ? … avec des terroristes qui se sont installés dans le Nord-Mali ? » a lancé le chef de l’Etat français, qui en a profité pour s’adresser directement aux islamistes, disant que la France emploiera tous les moyens pour libérer ses otages.

Une déclaration faite alors que quelques milliers de personnes marchaient jeudi dans la capitale malienne pour soutenir l'envoi rapide d'une force militaire ouest-africaine qui appuierait l’armée malienne dans la reconquête du Nord du Mali, occupé par des groupes islamistes et autres bandes armées depuis environ six mois. Les manifestants répondaient à l’appel conjoint du Front uni pour la Démocratie et la République et du Collectif des Ressortissants du Nord (COREN).

Bamako a demandé officiellement à l'ONU un mandat pour une "force militaire internationale". La France et les Etats-Unis sont prêts à fournir une aide logistique et technique.

Un projet de résolution français introduit au Conseil de Sécurité de l'ONU, presse la CEDEAO et l'Union Africaine de préciser, dans les 30 jours, les modalités d'une intervention dans le Nord du Mali, avec notamment une liste de troupes. Le texte dénonce les violations des droits humains dans cette région et demande aux rebelles de se dissocier des organisations terroristes comme AQMI, sous peine de sanctions.

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