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Le président du Soudan nomme un Premier ministre, une première depuis 1989

  • VOA Afrique

Le président du Soudan, Omar el-Béchir, donne un discours devant les médias, le 9 juillet 2012.

Le président soudanais Omar el-Béchir a nommé un proche conseiller au poste de Premier ministre, une première depuis qu'il avait supprimé cette fonction lors du coup d'Etat qui l'avait porté au pouvoir en 1989.

La désignation de Bakri Hassan Saleh a été entérinée par le bureau exécutif du parti du Congrès national du chef de l'Etat.

"Il prêtera serment comme Premier ministre demain (jeudi)", a déclaré à la presse Ibrahim Mahmoud, haut responsable du parti du Congrès national, ajoutant que M. Saleh conserverait son poste actuel de premier vice-président.

Les députés soudanais avaient voté en décembre en faveur du rétablissement du poste de Premier ministre, lui donnant la responsabilité du "pouvoir exécutif dans le pays".

Le président garde en revanche le pouvoir de former le gouvernement et de limoger des ministres. M. Béchir devrait d'ailleurs procéder à un remaniement ministériel jeudi.

Omar el-Béchir, au pouvoir depuis un quart de siècle, avait supprimé le poste de Premier ministre après son coup d'Etat -soutenu par les islamistes- contre le Premier ministre de l'époque, Sadiq al-Mahdi.

M. Béchir avait proposé en octobre de nommer un Premier ministre dans le cadre du "dialogue national" entre le gouvernement et des groupes de l'opposition, qui doit mener à une nouvelle Constitution.

Le dialogue national a été organisé par Khartoum entre octobre 2015 et octobre 2016 pour résoudre les problèmes économiques et les insurrections qui minent le pays. Il a été boycotté par la plupart des groupes armés et des partis d'opposition.

M. Béchir est recherché depuis 2009 par la Cour pénale internationale (CPI) pour répondre de crimes de guerre et génocide au Darfour, région de l'ouest du Soudan théâtre d'un conflit sanglant depuis 2003, quand des insurgés issus de minorités ethniques ont pris les armes contre le pouvoir de Khartoum, aux mains de la majorité arabe.

Avec AFP

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