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Le président cap-verdien Fonseca se félicite d'une "victoire historique"


Le président cap-verdien Jorge Carlos Fonseca dans les rues de la capitale, à Praia, le 27 septembre 2016.

Le président cap-verdien Jorge Carlos Fonseca dans les rues de la capitale, à Praia, le 27 septembre 2016.

Le président cap-verdien Jorge Carlos Fonseca, réélu dimanche avec plus de 70% des voix, s'est félicité d'avoir remporté "une victoire historique" en gagnant dans la totalité des circonscriptions.

M. Fonseca a remporté 74% des voix, selon les derniers résultats officiels, portant sur 93,5% des bureaux de vote, publiés lundi, au cours d'un scrutin marqué par une très forte abstention, de plus de 64%.

"C'est une victoire historique du point de vue des résultats", a affirmé M. Fonseca, 66 ans, candidat du Mouvement pour la Démocratie (MPD, libéral, au pouvoir), dans une déclaration dans la nuit de dimanche à lundi.

"La victoire que nous avons obtenue, en gagnant dans toutes les îles et dans toutes les circonscriptions électorales de la diaspora, est la plus importante de la démocratie cap-verdienne", a-t-il estimé, promettant de "continuera être le président de tous".

M. Fonseca devance très largementses deux rivaux indépendants, Albertino Graça, 57 ans, et Joaquim Monteiro, 76 ans, crédités respectivement de 22,6% et 3,4% des voix.

Il était donné largement favori, en l'absence de l'habituelle confrontation avec le Parti africain de l'indépendance du Cap-Vert (PAICV, socialiste, ex-parti unique), qui n'a pas désigné de candidat.

M. Graça, un recteur d'université qui a tenté en vain d'obtenir le soutien du PAICV, a joué la carte de l'"équilibre des pouvoirs", face à à la domination du MPD.

M. Monteiro, un ancien combattant de la lutte pour la libération du pays, se présentait comme "un vrai candidat du peuple", indépendant des partis.

Au total, 314.000 résidents de l'archipel et 47.000 Cap-Verdiens vivant à l'étranger étaient appelés à voter.

Le PAICV, défait aux élections législatives après 15 ans à la tête du pays, puis aux municipales du 5 septembre, avait décidé de ne pas donner de consigne de vote.

M. Fonseca avait été élu au second tour en août 2011 avec plus de 54% des voix, face à Manuel Inocencio Sousa, du PAICV.

Le scrutin a été supervisé par des observateurs de l'Union africaine (UA) etde la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

"Le Cap-Vert est un exemple en matière d'élections transparentes", a déclaré la semaine dernière le chef des observateurs de l'UA, Manuel Serifo Nhamadjo, après avoir rencontré les autorités électorales.

Cet archipel d'Afrique de l'Ouest, ancienne colonie portugaise, considéré comme un "modèle de démocratie" sur le continent, est réputé pour sa stabilité politique et sa bonne gouvernance.

Il est doté d'un régime semi-parlementaire dans lequel l'exécutif est dominé par le Premier ministre, le président jouant davantage un rôle d'arbitre.

Avec AFP

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