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Le Premier ministre salue "la fin de la cohabitation" après la victoire de son camp de Sao Tomé


Le président de la République Manuel Pinto da Costa (à gauche) et le Premier ministre Patrice Trovoada (à droite).

Le président de la République Manuel Pinto da Costa (à gauche) et le Premier ministre Patrice Trovoada (à droite).

Le Premier ministre de Sao Tomé et Principe, Patrice Trovoada, a salué mardi la fin d'une longue période de cohabitation, après la victoire d'Evaristo Carvalho, "son" candidat à la présidentielle dans cet archipel très pauvre d'Afrique centrale.

"C´est un moment nouveau (...) la fin de la cohabitation. Les conditions sont désormais réunies pour une meilleure cohésion au sein du gouvernement, et pour de meilleures relations institutionnelles" avec le gouvernement, mais aussi avec le Parlement et les tribunaux, a déclaré M. Trovoada à la télévision nationale.

Le chef du gouvernement a affirmé qu'il s'agissait d'une "grande responsabilité" pour le parti au pouvoir, l'Action démocratique indépendante (Adi, centre-droit).

Depuis l'instauration du multipartisme il y a 25 ans, "nous avons toujours connu la cohabitation", expliquait-il récemment à l'AFP.

"Sao Tomé et Principe a besoin d'une nouvelle ère de travail, une nouvelle ère d'entraide, dans la cohésion politique et la stabilité gouvernementale. Nous devons tous travailler pour faire avancer le pays", a ensuite déclaré à la télévision nationale le nouveau président Evaristo Carvalho.

M. Carvalho, 74 ans, vice-président de l'Adi, a remporté le second tour de l'élection présidentielle de dimanche avec un peu plus de 42.000 voix sur quelque 111.000 inscrits dans le petit archipel, selon des résultats officiels encore provisoires. Les résultats définitifs sont attendus dans les prochains jours.

Comme au Portugal, l'ancienne puissance coloniale, le président arbitre mais ne gouverne pas, laissant la réalité du pouvoir au Premier ministre, dans ce pays pauvre de 200.000 habitants indépendant depuis 1975 et qui dépend à 90% de l'aide internationale.

Arrivé deuxième du premier tour avec 24,83% des voix contre 49,8% à son principal adversaire, le président sortant Manuel Pinto da Costa, 79 ans, avait refusé de participer au scrutin et demandé l'annulation de l'ensemble du processus électoral pour cause de "fraudes". Mais il a été débouté par le Tribunal constitutionnel entre les deux tours.

Il n'a fait aucune déclaration depuis la victoire sans surprise de son adversaire, qui s'est retrouvé seul en lice au 2e tour.

Avec AFP

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