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Le procès du chef du syndicat de la presse ajourné au 18 juin, en Egypte


Le président Abdel Fattah el-Sissi de l'Egypte lors de la 70e session de l'Assemblée générale des Nations Unies au siège de l'ONU, 28 septembre 2015. (AP Photo / Jason DeCrow, File)

Le président Abdel Fattah el-Sissi de l'Egypte lors de la 70e session de l'Assemblée générale des Nations Unies au siège de l'ONU, 28 septembre 2015. (AP Photo / Jason DeCrow, File)

A l'issue d'une courte audience de quelques minutes, le procès a été ajourné au 18 juin pour permettre aux avocats de la défense de prendre connaissance du dossier, selon l'avocat de M. ElBalshy, Ahmed Abdelnaby.

Le procès en Egypte du président du syndicat des journalistes et de deux collaborateurs, accusés d'avoir abrité deux reporters recherchés par la police, s'est ouvert samedi au Caire avant d'être ajourné au 18 juin, ont indiqué à l'AFP des sources judiciaires.

Cette affaire a été qualifiée par l'Union européenne de "développement inquiétant" pour la liberté d'expression et la liberté de la presse en Egypte.

Le président du syndicat Yehya Kallache, le secrétaire général de l'organisation Gamal Abdelrahim et le chef de sa commission des libertés Khaled Elbalshy ont assisté à l'audience, dans un tribunal du centre du Caire. Lundi, ils avaient été remis en liberté sous caution après une garde à vue de plus de 24h.

A l'issue d'une courte audience de quelques minutes, le procès a été ajourné au 18 juin pour permettre aux avocats de la défense de prendre connaissance du dossier, a indiqué à l'AFP l'avocat de M. ElBalshy, Ahmed Abdelnaby.

Les trois hommes sont accusés d'avoir "abrité des fugitifs", alors qu'un raid sans précédent de la police contre le syndicat des journalistes début mai avait entraîné l'arrestation de deux reporters, recherchés par les autorités pour avoir "incité à manifester".

Samedi, une cinquantaine de journalistes se sont réunis en solidarité devant le tribunal, brandissant un stylo en l'air, exhibant des pancartes sur lesquelles étaient écrit "le journalisme n'est pas un crime", selon un journaliste de l'AFP.

Ce procès "est une nouvelle attaque contre les libertés publiques, on ne peut pas laisser passer ça", a indiqué à l'AFP M. Elbalshy. Son avocat, M. Abdelnaby, a estimé qu'au vu des accusations, les trois journalistes risquaient jusqu'à deux ans de prison.

Depuis le raid de la police visant leur syndicat, les journalistes ont manifesté à plusieurs reprises pour protester contre "un recul" de la liberté de la presse, trois ans après que le président Abdel Fattah al-Sissi a destitué son prédécesseur islamiste Mohamed Morsi et lancé une implacable répression contre toute opposition.

Le président du syndicat égyptien avait lui-même dénoncé un régime "en guerre contre le journalisme", réclamant la démission du ministre de l'Intérieur.

Avec AFP

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