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Le port de la burqa interdit au Tchad après le double-attentat à N’Djamena


Idriss Deby, président du Tchad

Idriss Deby, président du Tchad

Le Premier ministre Kalzeube Pahimi Deubet a expliqué que l’interdiction de ce voile intégral, cachant le visage, a été décidée pour des raisons de sécurité.

M. Deubet a révélé la décision lors d’une rencontre avec des leaders des différentes communautés religieuses à la veille du début du ramadan.

"Le port de la burqa doit cesser immédiatement à compter de ce jour, non seulement dans les lieux publics et les écoles mais sur toute l'étendue du territoire", a-t-il affirmé.

Le chef du gouvernement tchadien a aussi souligné que "tout autre système de port de turban où on ne voit que les yeux, ce camouflage est désormais interdit".

Il a demandé aux chefs religieux de relayer le message dans leurs "prêches", "lieux de cultes" et "mosquées".

Un deuil national de trois jours est observé depuis mercredi sur décision du président Idriss Déby qui a déclaré après le double-attentat de lundi qui a fait au moins 33 morts et une centaine de blessés, que son pays de baissera pas les bras devant la menace téroriste.

Ces attaques n'ont pas été revendiquées mais le Tchad les a attribuées au groupe islamiste nigérian Boko Haram.

L'armée tchadienne est engagée en première ligne dans une opération militaire régionale depuis le début de l'année contre l'insurrection de Boko Haram, qui s'est étendue au-delà du nord-est du Nigeria aux pays limitrophes.

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