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Le Polisario accuse Rabat de provoquer le départ de l'émissaire onusien


L'émissaire de l'ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, participe à une réunion avec son homologue marocain, à Rabat, le 21 mars 2013.

Christopher Ross, qui ne s'est pas toujours entendu avec le gouvernement marocain, a annoncé qu'il abandonnerait son rôle de médiateur dans ce conflit vieux de plus de 40 ans.

La démission de l'émissaire de l'ONU pour le Sahara occidental Christopher Ross est "le résultat du blocage par le Maroc" des négociations sur l'avenir de ce territoire, a déclaré mardi à l'AFP un haut responsable du Front Polisario.

Les propos de Mhamed Kheddad interviennent au lendemain de l'annonce de la démission de M. Ross après huit ans passés à tenter de régler le conflit entre le Maroc et les indépendantistes sahraouis du Front Polisario.

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental, immense étendue désertique, est en grande partie contrôlée par le Maroc depuis 1975. Un cessez-le-feu supervisé par la Mission de l'ONU au Sahara occidental (Minurso) est intervenu en 1991.

Des soldats du Polisario à Bir Lahlou, dans le Sahara occidental, le 9 septembre 2016.

Des soldats du Polisario à Bir Lahlou, dans le Sahara occidental, le 9 septembre 2016.

Le Polisario réclame un référendum d'autodétermination alors que Rabat propose une autonomie sous sa souveraineté.

La démission de M. Ross résulte "du blocage par le Maroc des négociations depuis 2012", a déclaré M. Kheddad.

Les relations entre Christopher Ross et Rabat ont souvent été houleuses. Ancien ambassadeur américain à Alger et Damas, il a été durement critiqué par le Maroc qui l'accusait d'être partial en faveur du Front Polisario, soutenu par l'Algérie.

Le Maroc n'a pas réagi officiellement à la démission de l'émissaire.

M. Kheddad a également imputé la démission de M. Ross à "l'indifférence du Conseil de sécurité devant l'expulsion du personnel" de la Minurso par le Maroc en 2016, a-t-il ajouté.

L'ancien secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait provoqué la colère de Rabat en parlant "d'occupation" du Sahara occidental. En représailles, le Maroc avait expulsé la majeure partie des membres civils de la Minurso, avant d'accepter leur retour progressif.

Avec AFP

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