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Le parquet sud-africain s'oppose à la libération d'un Danois accusé de mutilations génitales


Le suspect est soupçonné d'avoir mutilé des femmes en Afrique du Sud et commandité l'assassinat de son épouse pourrait "éliminer" des témoins s'il était libéré sous caution, a mis en garde vendredi le parquet sud-africain.

Peter Frederiksen, 63 ans, propriétaire de plusieurs armureries à Bloemfontein , avait été arrêté à son domicile en septembre après une plainte de sa femme.

La police avait fait de sordides découvertes lors de la perquisition de sa maison. Dix morceaux provenant d'au moins sept clitoris étaient dissimulés dans un congélateur. Deux autres morceaux de parties génitales féminines séchaient sur un crochet, tandis que de la chair baignait dans des bouteilles d'eau.

"Il y a une forte probabilité qu'il (Peter Frederiksen) cherche à éliminer des témoins", a estimé vendredi la procureur Amanda Bester devant le tribunal de Bloemfontein, où l'accusé, actuellement en détention provisoire, demande sa libération sous caution.

"Les victimes de l'accusé", dont certaines ont été entendues par la police, "ont peur pour leur vie, et il y a une possibilité qu'il fasse du mal à des gens s'il était libéré sous caution", a ajouté Mme Bester, affirmant qu'il avait eu illégalement accès à un téléphone portable en prison.

L'avocat de Peter Frederiksen a de son côté affirmé que son client "n'avait rien à cacher". "L'accusé a été crucifié sur la place publique et est condamné par les médias", a estimé Nthwane Litabe.

L'audience a été suspendue. Le tribunal de Bloemfontein doit rendre sa décision le 20 novembre.

Peter Frederiksen est poursuivi notamment pour agression, possession, production et distribution d'images pédopornographique, bigamie et complot d'assassinat.

Il est soupçonné d'avoir commandité l'assassinat de son épouse en octobre. Anna Matseliso Molise, 28 ans, avec qui il a eu deux enfants, devait être le témoin-clé dans l'affaire, mais elle a été abattue par balles en octobre devant chez elle à Maseru, la capitale du Lesotho.

Avec AFP

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