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Le Parlement portugais autorise les mères porteuses dans certains cas d'infertilité


Le Parlement portugais a adopté vendredi à une courte majorité une loi autorisant la gestation pour autrui (GPA) limitée aux cas d'infertilité féminine liés notamment à l'absence ou au dysfonctionnement de l'utérus, et sans contrepartie financière pour la mère porteuse.

La GPA sera désormais possible "à titre exceptionnel et gratuit" en cas "d'absence d'utérus, de lésion ou de maladie de cet organe qui empêche de façon absolue et définitive la grossesse" ou "lorsque la situation clinique le justifie", selon le texte adopté par les députés.

La proposition a été approuvée grâce aux voix du Bloc de gauche, proche du Syriza grec et auteur du texte, du Parti socialiste au pouvoir, des Verts et de 24 députés du Parti social-démocrate (PSD, centre droit), principal parti d'opposition, dont l'ex-Premier ministre Pedro Passos Coelho.

La GPA est la pratique qui consiste pour une femme à porter et à mettre au monde un enfant pour le compte de tiers. En langage courant, on parle de "mère porteuse".

Les députés portugais ont aussi élargi aux couples homosexuels féminins et aux femmes seules le recours à la procréation médicalement assistée (PMA), jusqu'ici réservée aux unions hétérosexuelles.

La PMA désigne les procédés permettant la fécondation d'un ovule par un spermatozoïde par interventions médicales. Elle comprend l'insémination artificielle et différents types de fécondation in vitro (FIV).

Le Parlement portugais, qui a basculé à gauche lors des élections législatives du 4 octobre, avait aussi définitivement adopté en février une loi autorisant l'adoption par les couples homosexuels, jusque-là interdite explicitement par la loi autorisant le mariage entre personnes de même sexe, datant de février 2010.

Avec AFP

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