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Le Pakistan indigné par des commentaires de Donald Trump


Donald Trump candidat à la présidence

Donald Trump candidat à la présidence

Le Pakistan a vivement réagi à des commentaires du milliardaire américain et candidat à la présidence Donald Trump, le qualifiant d'"ignare" après des déclarations sur un médecin pakistanais impliqué dans le raid contre Oussama Ben Laden.

"C'est le gouvernement pakistanais et non Donald Trump" qui décidera du sort du docteur Shakeel Afridi, emprisonné au Pakistan après avoir aidé la CIA dans la traque du leader d'Al-Qaïda en mai 2011, a déclaré lundi le ministre de l'Intérieur Chaudhry Nisar Ali Khan.

M. Trump s'était vanté dans une interview à la chaîne Fox News vendredi de pouvoir faire libérer le docteur Afridi "en deux minutes" s'il était élu président.

"Je leur dirais de (le) faire sortir et je suis sûr qu'ils le feraient. Car nous versons beaucoup d'aide au Pakistan", a lancé le milliardaire, soulignant que ce pays "profite comme tout le monde".

Le Pakistan est historiquement l'un des principaux bénéficiaires de l'aide américaine. Il a reçu 633 millions USD en 2015 et plusieurs milliards au cours des décennies précédentes, selon l'agence USAID.

Mais le ministre a balayé l'argument, qualifiant l'aide de "petite monnaie" et soulignant que "le Pakistan n'est pas une colonie américaine".

Les déclarations de M. Trump "démontrent non seulement son manque de sensibilité mais aussi son ignorance au sujet du Pakistan", a-t-il ajouté.

Le Dr Afridi purge actuellement une peine de 23 ans de prison au Pakistan pour liens avec des extrémistes après avoir aidé la CIA à localiser Oussama Ben Laden en 2011. Il a fait appel de cette sentence mais la procédure apparaît enlisée et il n'a pas accès à son avocat.

"Nous pensons qu'il a été emprisonné injustement", a déclaré vendredi à son sujet le porte-parole du Département d'Etat à Washington, Mark Toner, interrogé à son sujet après l'interview de Trump.

Les Etats-Unis continuent "de soulever ce problème au plus haut niveau", mais n'ont reçu aucune assurance que le médecin pourrait être libéré, a-t-il ajouté.

Avec AFP

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