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Le nouvel accord de paix avec les Farc signé jeudi en Colombie


Rebelles des FARC.

Rebelles des FARC.

Le nouvel accord de paix conclu entre le gouvernement colombien et les rebelles marxistes des Farc visant à mettre fin à un demi-siècle de guérilla sera signé jeudi et transmis au Parlement pour ratification, a annoncé mardi le président colombien Juan Manuel Santos.

Le nouvel accord de paix conclu entre le gouvernement colombien et les rebelles marxistes des Farc visant à mettre fin à un demi-siècle de guérilla sera signé jeudi et transmis au Parlement pour ratification, a annoncé mardi le président colombien Juan Manuel Santos.

Le document sera signé à Bogota, la capitale colombienne, par le président Santos et le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), Rodrigo Londono, dit "Timochenko".

"Nous avons une occasion unique de fermer ce douloureux chapitre de notre histoire qui a endeuillé et touché des millions de Colombiens pendant un demi-siècle", a déclaré le chef de l'Etat, dans un discours retransmis à la télévision.

Un premier accord avait été signé par Santos et Londono il y a deux mois après quatre années de négociations à La Havane, lors d'une cérémonie à laquelle assistaient plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement ainsi que le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon.

La ratification de ce texte par la population a été rejetée par référendum le 2 octobre.

Les Colombiens ont majoritairement estimé qu'il était trop favorable aux rebelles. Le gouvernement a publié le texte révisé la semaine dernière.

"La consolidation de la paix nécessite que nous avancions d'un pas ferme vers la mise en oeuvre de cet accord qui nous permettra de surmonter toutes ces années de conflit en Colombie", déclarent les équipes de négociation du gouvernement et des Farc dans un communiqué commun.

Voix critiques

La décision de faire ratifier l'accord modifié par les deux chambres du Parlement (Congrès) plutôt que par un référendum populaire ne devrait pas satisfaire l'opposition et notamment le prédécesseur de Juan Manuel Santos, Alvaro Uribe.

Le chef de file des opposants à l'accord original réclamait des changements importants dans la nouvelle version.

"Ce nouvel accord ne satisfera sans doute pas tout le monde, mais il en va ainsi avec les accords de paix. Il y a toujours des voix critiques; c'est compréhensible et respectable", a déclaré Juan Manuel Santos, qui a été récompensé du prix Nobel de la paix le mois dernier pour ses efforts visant à mettre fin à 52 ans d'un conflit qui a fait plus de 220.000 morts et des millions de déplacés.

Un nouveau référendum de ratification, a-t-il fait valoir, risque de diviser le pays et de compromettre le cessez-le-feu en vigueur. Le nouvel accord très technique de 310 pages semble n'apporter que de petites modifications au texte d'origine.

Il détaille par exemple la façon dont les rebelles seront maintenus en zone rurale pour les crimes commis pendant la guerre civile. Alvaro Uribe souhaite pour sa part que les chefs rebelles se voient interdire l'accès à la fonction publique et qu'ils soient mis en prison pour leur crimes.

La fin de la guerre avec les Farc ne signifiera sans doute pas la fin de la violence en Colombie où le lucratif trafic de cocaïne a suscité la création de groupes et de trafiquants dangereux.

Avec Reuters

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