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Le Nigéria propose de juger 500 détenus


Un membre présumé de la milice Boko Haram

Un membre présumé de la milice Boko Haram

L’armée nigériane se propose de faire juger quelque 500 personnes arrêtées lors des opérations de sécurité dans le nord-est du pays pour terrorisme présumé. Les suspects figurent parmi 1.400 personnes détenues depuis le début de cette année dans le cadre de l’offensive de l'armée contre le groupe islamiste Boko Haram.

Le ministère nigérian de la Défense a fait savoir que nombre de suspects ont avoué avoir reçu une formation au Mali et dans d'autres pays sur la façon de mener des attentats terroristes au Nigeria. Parmi les suspects : un médecin, et du personnel qui avait appuyé les opérations du Boko Haram, dont des paramilitaires.

En mai, le gouvernement nigérian a déclaré l'état d'urgence dans trois États septentrionaux et a déployé des milliers de soldats pour combattre Boko Haram.

Ce groupe milite en faveur de la mise en place d’un Etat islamique dans le nord du Nigeria, où la charia serait imposée, et on lui impute des milliers de morts depuis 2009.

Les groupes de défense des droits humains ont également accusé les autorités nigérianes d’avoir procédé à des détentions arbitraires et infligé des sévices à des détenus. Ils ont exhorté le gouvernement nigérian à respecter l'état de droit. Abuja devrait soit traduire en justice les suspects, soit les libérer, ont-ils dit.
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