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Le Nigéria élit son president


Le Nigéria élit son president

Le Nigéria élit son president

Les électeurs se rendront le 16 avril aux urnes pour choisir un nouveau président. La commission électorale indépendante (INEC) se dit fin prête. Le président sortant, Goodluck Jonathan, fait figure de grand favori.

Soixante-dix millions de Nigérians devraient disposer de suffisamment de bulletins de vote pour s’exprimer, a fait savoir l’INEC.

Le président en exercice, l’ancien vice-président Goodluck Jonathan, brigue un premier mandat après avoir pris la tête de l’Etat suite au décès de son prédécesseur.

Ses deux principaux rivaux sont l’ancien dirigeant militaire Muhammadu Buhari et l’ancien chef de la police anti-corruption, Nuhu Ribadu, qui fait campagne pour l'Action Congress du Nigéria.

Le Parti démocratique du peuple (PDP) du président Goodluck Jonathan a remporté toutes les élections présidentielles depuis la fin des dictatures militaires en 1999. Néanmoins, il a subi d’importants revers lors des récentes législatives, mais a pu conserver sa majorité à l’assemblée nationale.

Sola Tayo, analyste à l’institut britannique Chatham House, n’est pas certaine que ces revers affecteront l’élection présidentielle.

« De toute évidence, les présidentielles reposent davantage sur la personnalité des candidats. Les gens votent pour le parti, mais ils votent également souvent pour la personalité. Goodluck Jonathan a vu sa popularité tomber récemment et celle de Mohammadu Buhari remonter en poupe parce que nombre de gens reconnaissent en lui quelqu’un qui sait appliquer la discipline et qui est contre la corruption », explique Sola Tayo.

A Abuja, un expert en sciences politiques, Ibrahim Jibrin, explique que quelque soit l’issue du scrutin présidentiel, le pays se dotera en fin de compte d’un système politique nettement plus dynamique que par le passé.

« Le système politique sera plus équilibré. Nous avons connu une situation dans laquelle un parti contrôle les trois-quarts des Etats de l’Union, et les ¾ des sièges à l’assemblée nationale. Ce qui créé un système monolithique où un seul parti domine et ou l’opposition est extrêmement faible, explique M. Jibrin. A l’avenir, le pays aura trois ou quatre grands partis qui se partageront les sièges à l’assemblée, ainsi que le contrôle des Etats, ajoute l’expert. Le pays sera peut être plus difficile à gouverner, du moins pour le président, mais la situation sera plus saine, en ce qui concerne la démocratie ».

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