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Un an après les émeutes anti-chrétiens de 2015 au Niger


Mur brûlé d'une salle de classe détruite après les attaques de 2015, paroisse Saint Gabriel de Garbado, Niamey, 4 mars 2016 (VOA/Nicolas Pinault)

Mur brûlé d'une salle de classe détruite après les attaques de 2015, paroisse Saint Gabriel de Garbado, Niamey, 4 mars 2016 (VOA/Nicolas Pinault)

Pays majoritairement musulman, le Niger n'a pas encore totalement analysé ce qui s'est passé les 16 et 17 janvier 2015 et les émeutes anti-chrétiens qui ont secoué le pays.

Dans sa maison de Niamey, le révérend Kimso Boureima se souvient douloureusement de l’explosion de violence de 2015. Le président de l’Alliance des missions et églises évangéliques du Niger rappelle que 68 églises maisons ou orphelinats chrétiens ont été détruits à Niamey, Zinder ou Goure.

Pourquoi de tels actes alors que chrétiens et musulmans vivent ensemble au Niger depuis des siècles ?

Pas surprenant, selon Jean-Pierre Olivier de Sardan qui constate une montée de l’intolérance religieuse dans le pays. Il est socio-anthropologue au Laboratoire d'études et de recherches sur les dynamiques sociales et le développement Local (Lasdel) de Niamey.

Du côté de l’Association islamique du Niger, on rejette tout amalgame. Les assaillants qui ont pris d’assaut les lieux de culte chrétiens ne seraient des musulmans selon Boubacar Seydou Toure, le secrétaire général de l’AIN.

Révolte ! Le mot sonne juste pour évoquer le malaise social dans un pays ou la moyenne d’âge est de 15 ans et ou le taux de croissance démographique avoisine les 4 %, l’un des plus élevés au monde.

L’explication, s’il y en a une, des attaques Contre les chrétiens du Niger tient sans doute à tous ces facteurs. Une chose est sûre, plus d’un an après, les Chrétiens vivent dans la peur.

Adeline Some est missionnaire, originaire Burkina Faso. Elle ravaille à la paroisse Saint Gabriel de Garbado de Niamey. Elle raconte à VOA Afrique son expérience de 2015.

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