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Bamako évoque des soldats "disparus" après une vidéo de jihadistes avec des militaires maliens otages


Des soldats maliens à Bamako, Mali, 21 novembre 2015.

Des soldats maliens à Bamako, Mali, 21 novembre 2015.

Le Mali a pour la première fois fait état à Bamako de soldats maliens portés disparus depuis l'attaque, le 19 juillet, d'un camp dans le centre du pays, sans cependant commenter une vidéo diffusée par le groupe jihadiste Ansar Dine montrant des militaires maliens otages.

Selon le dernier bilan fourni par le gouvernement, 17 militaires ont été tués et 35 blessés dans l'attaque du camp de Nampala, dans la région de Ségou (centre). L'assaut a été revendiqué par deux groupes armés: un mouvement peul de création récente et Ansar Dine.

"A la suite des événements tragiques de Nampala, une mission d'enquête a été dépêchée sur place. La conclusion de cette mission est qu'il y a eu 17 militaires maliens tués, 37 militaires blessés et six autres disparus", a déclaré devant la presse le colonel Abdoulaye Sidibé, porte-parole du ministère malien de la Défense.

Aucune question des journalistes n'a été autorisée lors de ce point de presse, alors que depuis plusieurs heures circule une vidéo d'Ansar Dine montrant cinq hommes, en tenues militaires, se présentant comme des soldats capturés le 19 juillet lors de l'attaque du camp de Nampala.

La vidéo de moins de trois minutes a été diffusée par l'agence privée mauritanienne Al-Akhbar.

On y voit les cinq hommes assis devant une bannière avec des mots écrits en arabe sur fond noir tendue par deux ravisseurs dont on ne distingue pas les visages sur la vidéo. Les otages récitent ensuite tour à tour un texte manifestement imposé.

Une source au ministère de la Défense sous couvert d'anonymat a indiqué à l'AFP qu'il s'agissait bien de militaires maliens.

Devant la presse, le colonel Abdoulaye Sidibé a fait état d'effectifs militaires importants dépêchés à Nampala et de dispositions prises pour faire en sorte que ce camp - le deuxième plus important de la région après celui de la ville de Ségou - ne soit plus implanté à l'intérieur de la localité, afin que les habitants civils ne soient pas exposés.

Ce site a en effet été attaqué plusieurs fois depuis 2015.

"Nous avons désormais sur place 500 hommes et 100 véhicules militaires", a précisé le colonel.

Avec AFP

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