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Le M23 accuse l’armée congolaise d'avoir exécuté dix prisonniers de guerre


Un soldat congolais surveille des combattants du M23 dans le village de Chanzo, novembre 2013.

Un soldat congolais surveille des combattants du M23 dans le village de Chanzo, novembre 2013.

Affirmation démentie par Kinshasa.

Dans un communiqué, les ex-rebelles se déclarent "totalement affligés, consternés, frustrés" d'apprendre "l'exécution sommaire des prisonniers de guerre par le service des renseignements militaires de la RDC à Kinshasa (...) entre les mois de juillet et d'août 2014."

Ce texte, signe par le président politique du M23, Bertand Bisimwa, précise que ces personnes feraient partie d'une "centaine de militaires" arrêtés au Nord-Kivu "entre mai 2012 et août 2013 pour des simples soupçons d'appartenance" au M23, et qui ont ensuite subi "d'atroces tortures et traitements dégradants" dans des "cachots des services des renseignements militaires."

Ce document donne la liste de dix personnes présentées comme des ex-membres du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) : Basanganira Donatien, Mahoro Faustin, Nzirasanaho Emmanuel, Hakizimana Richard, Bisengimana Martin, Kivamussa Simpenzwe, Hakizimana Fidel, Bonane, Aliete Ndibindela, Molisho Safari.

Joint par la Voix de l'Amérique, le porte-parole du gouvernement congolais, affirme que "tout cela est totalement faux."

Le M23 réclame une enquête internationale pour faire la lumière sur cette affaire.

Lambert Mende précise ne disposait d'aucune information sur ces allégations.

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