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Le journaliste Bob Rugurika, incarcéré au Burundi


Une marche contre la répression des média au Burundi (Reuters)

Une marche contre la répression des média au Burundi (Reuters)

Ce n’est pas la première fois que M. Rugurika est inquiété par les autorités.

La Fédération Africaine des Journalistes (FAJ) a exigé lundi la libération « immédiate et sans condition » du journaliste Bob Rugurika. Le Directeur de la Radio Publique Africaine (RPA) au Burundi a été interpellé et emprisonné pour avoir mené, selon la FAJ, « une enquête et diffusé des témoignages recueillis sur l'assassinat de trois religieuses italiennes de la Paroisse Guido Maria de Conforti dans la commune urbaine de Kamenge ».

Ce n’est pas la première fois que M. Rugurika est inquiété par les autorités. En 2011, rappelle l’ONG Reporters sans Frontières (RSF), il avait passé la journée au parquet de Bujumbura et n’avaitété relâché qu’après environ douze heures d’interrogatoire. Un incidentlié à la diffusion, par la RPA, d’informations relatives au massacre de Gatumba, qui avait fait 39 morts et 40 blessés dans la commune de Mutumbuzi.

« L’acharnement juridico-policier dont est victime notre confrère Bob Rugurika démontre la volonté délibérée du pouvoir déterminé à étouffer dans l’œuf toute velléité d’approfondir les pistes de l’enquête sur cette tragédie qui a ému le Burundi et le monde entier », a déclaré le Président de la FAJ Mohamed Garba.

M. Garba, qui est cité dans un communiqué de la FAJ, s’exprimait en marge de la réunion du comité directeur de la FAJ à Kigali au Rwanda, du 23 au 26 Janvier 2015.

La FAJ a demandé au gouvernement Burundais de faciliter le travail des journalistes« au lieu de s'acharner sur eux ».

Le Burundi s’est situé à la 142e place sur 180 pays dans le classement mondial 2014 de la liberté de la presse, établi par RSF. Il avait donc perdu neuf places par rapport à 2013.

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