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Le jeu de tête en foot, mauvais pour le cerveau


Eliseu (SL Benfica, D) dans un duel aérien avec Yannick Carrasco (Atletico) lors d’un match de la Ligue des champions de l’UEFA à Lisbonne, Portugal, 8 décembre 2015.

Eliseu (SL Benfica, D) dans un duel aérien avec Yannick Carrasco (Atletico) lors d’un match de la Ligue des champions de l’UEFA à Lisbonne, Portugal, 8 décembre 2015.

Le jeu de tête en football peut avoir un impact significatif sur les fonctions de la mémoire et du cerveau, selon une étude de l'université écossaise de Stirling.

Les capacités de la mémoire peuvent être réduites de 41 à 67% pendant les vingt-quatre heures suivant une séance de jeu de tête, selon les résultats de cette étude publiée dans la revue EBioMedicine.

La recherche se base sur une série de vingt têtes effectuée par un groupe de joueurs, reprenant un ballon propulsé par une machine à la vitesse et la puissance d'un ballon tiré du point de corner.

"Nous avons constaté, juste après cette séance de coups de tête, une diminution des fonctions cérébrales et des capacités de la mémoire chez ces sujets", a commenté lundi à la BBC le Dr Magdalena Ietswaart, spécialiste des neurosciences à l'université de Stirling.

"Bien que ces affections soient temporaires et limitées dans le temps, nous pensons qu'elles peuvent affecter le cerveau à long terme", a-t-elle ajouté.

En mai dernier, la Fédération anglaise de football avait annoncé qu'elle autorisait l'ouverture d'une étude sur les possibles liens entre le jeu de tête et les lésions cérébrales.

Cette annonce faisait suite à la conclusion d'une enquête demandée par la famille de Jeff Astle, sur les circonstances de la mort de cet ancien attaquant de West Bromwich Albion, en 2002 à l'âge de 59 ans. Cette enquête avait conclu à un décès par "accident du travail".

Toutefois, les ballons utilisés à l'époque où jouait Astle étaient beaucoup plus lourds qu'aujourd'hui, en particulier lorsqu'ils étaient rendus humides par la pluie et la boue.

Avec Afp

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