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Le Hamas rejette les négociations de paix israélo-palestiniennes


Le mouvement Hamas qui contrôle la bande de Gaza s'oppose aux pourparlers directs en cours entre le gouvernement israélien et l'Autorité palestinienne et jure d'intensifier ses opérations contre l'Etat hébreu.

Un porte-parole de l’aile armée du Hamas a indiqué que 13 groupes ont créé une alliance pour intensifier les attaques et les attentats-suicides contre Israël. Cette faction du Hamas a revendiqué les deux attaques contre des colons israéliens en Cisjordanie.

Le président palestinien Mahmoud Abbas et le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu ont bouclé le premier round des pourparlers directs, ouverts hier à Washington, les premiers depuis près de deux ans.Ils ont accepté d’établir un calendrier pour un accord final et se sont engagés à poursuivre les discussions à la fin du mois.

Le chef du gouvernement israélien exige des garanties de sécurité mais aussi la reconnaissance du droit d’Israël d’exister. « Ils cherchent à tuer notre people, notre Etat, tuer notre paix. Donc assurer la sécurité est une condition. La sécurité est Le socle de la paix », a déclaré Mr. Netanyahu à Washington.

Ces pourparlers pourraient être mis à l’épreuve le 26 septembre, date d’expiration du moratoire sur la colonisation en Cisjordanie. Le président palestinien Mahmoud Abbas a dit que son camp se retirerait des négociations en l’absence d’une prolongation du gel. Mahmoud Abbas a été on ne peut plus clair: «Et nous appelons le gouvernement israélien à honorer son engagement de mettre fin à la colonisation et à lever le blocus sur Gaza».

Malgré le succès du coup d’envoi de ces pourparlers directs, les divergences entre les deux parties restent énormes et la méfiance règne après des années de violences et d’impasse.

L’administration Obama a passé ses premiers 20 mois à la Maison Blanche à pousser Israéliens et Palestiniens à s’assoir à la même table des négociations. L’envoyé spécial de Washington pour le Proche-Orient, George Mitchell a qualifié de productif le premier round des pourparlers et a dit que les deux paries ont accepté de se rencontrer régulièrement, chaque deux semaines.

Quant à la cheffe de la diplomatie américaine Hillary Clinton qui a donné le coup d’envoi à ces négociations, elle a précisé que le gros du travail revient au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et au président palestinien Mahmoud Abbas. «Nous pensons, Mr. le premier ministre et Mr. Le président que vous pouvez réussir et nous estimons que c’est dans l’intérêt de la sécurité nationale des Etats-Unis que vous réussissez. Mais on ne peut pas imposer et on n’imposera pas une solution », a plaidé Mme Clinton.

Les réactions dans le Monde arabe sont entre pessimisme et espoir. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa pessimiste au départ, estime maintenant qu’il faut donner la chance à la paix. Un sondage réalisé à Beyrouth au Liban, qui se remet de la guerre de 2006 contre Israël, montre que certains libanais attentent très peu de ces négociations, à l’instar de ce jeune :

« Toute négociation avec les Israéliens c’est un acte de reddition par les traitres. Il ne faut pas négocier avec les Israéliens, car il n’y a aucune base à la paix. Quelqu’un a volé vos terres, pourquoi vous négociez? La seule solution c’est de sortir de ces terres !»

Intellectuels et officiels libanais partagent aussi la vision de la population qui estime que les Palestiniens sont en position de faiblesse et d’injustice.

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