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Le gouvernement mauritanien dément l'appartenance au groupe EI d'un groupe démantelé


Le président de la Mauritanie, Maaouya Ould Sid 'Ahmed Taya, salue ses partisans après avoir voté dans la capitale Nouakchott, Mauritanie, 7 novembre 2003. epa/ NIC Bothma

Le président de la Mauritanie, Maaouya Ould Sid 'Ahmed Taya, salue ses partisans après avoir voté dans la capitale Nouakchott, Mauritanie, 7 novembre 2003. epa/ NIC Bothma

Le porte-parole du gouvernement mauritanien, Mohamed Lemine Ould Cheikh, a minimisé jeudi l'importance d'une cellule de partisans présumés du groupe Etat islamique (EI) démantelée par la police, estimant qu'il s'agissait d'une bande "d'amateurs".

"Il n'existe pas de cellule de l'EI en Mauritanie, ceux qui ont été déférés mercredi étaient de simples amateurs" a affirmé le ministre lors d'un point de presse.

"Ce groupe était constitué de dix amateurs qui projetaient des activités en soutien à une organisation terroriste", a ajouté M. Ould Cheikh, sans donner de détail.

Onze personnes ont été présentées à un juge d'instruction qui les a inculpées d'appartenance à une "organisation terroriste", avait-on appris mercredi de sources judiciaire et proches de l'enquête.

Les suspects "ont été appréhendés un peu avant le sommet arabe de Nouakchott qui s'est tenu le 24 juillet", avait indiqué la source judiciaire, selon laquelle "la cellule projetait de mener des actions spectaculaires pour effrayer les dirigeants arabes".

Selon des sources proches de l'enquête, ils voulaient notamment hisser des drapeaux de l'EI et faire des inscriptions sur des bâtiments de la capitale pour faire croire à une forte présence de l'EI en Mauritanie.

Sur ces onze prévenus, l'un, un salafiste, était déjà en prison au moment des faits, a-t-on précisé de source judiciaire jeudi.

"Les dix avaient des liens avec ce salafiste qui a été entendu avec eux puis remis en prison", a-t-on expliqué de même source.

Plusieurs jihadistes liés à l'EI ont déjà été condamnés en Mauritanie.

Trois Mauritaniens travaillant à Zouerate (nord) dans une société de mines de fer, arrêtés en octobre 2014, ont été condamnés en juin 2015 à cinq, sept et dix ans de prison ferme pour "appartenance à une organisation terroriste et détention de matériel de propagande terroriste".

Ils avaient plaidé non coupable mais, au procès, le procureur avait montré une vidéo sur laquelle ils prêtaient allégeance à l'EI, selon des sources judiciaires.

La Mauritanie, qui a subi beaucoup d'attaques jihadistes dans le années 2000, notamment des attentats et des enlèvements meurtriers, a ensuite combattu les jihadistes avec succès sur son sol, mais aussi par des opérations "préventives" sur le territoire de son voisin malien en 2010 et 2011, selon des spécialistes.

Avec AFP

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