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Le gouvernement accuse les autorités françaises d'"encourager les extrémistes" en RDC


Le président français François Hollande accueille le président de la RDC Joseph Kabila à l'Élysée, à Paris, le 6 décembre 2013.

Le président français François Hollande accueille le président de la RDC Joseph Kabila à l'Élysée, à Paris, le 6 décembre 2013.

Le gouvernement congolais a accusé mardi le chef de la diplomatie française Jean Marc Ayrault d'"encourager les extrémistes" dans ses déclarations demandant au président congolais Joseph Kabila de respecter la Constitution de la République démocratique du Congo et de ne pas se représenter à la présidentielle.

"Après avoir allumé le brasier en encourageant les extrémistes, il évacuera ses compatriotes et laissera les Congolais se débrouiller", a déclaré à l'AFP Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, en réaction aux propos du ministre français des Affaires étrangères sur la crise politique en RDC sur la chaîne TV5 Monde.

"La sollicitude du ministre Ayrault pour la RDC devient suspecte", a ajouté M. Mende, parce qu'elle "rappelle les interférences qui ont créé le chaos en Libye".

"Aujourd'hui, la RDC a plus besoin de consensus que de ces invectives inutiles", a-t-il poursuivi, indiquant qu'à ce jour, "la France n'a pas apporté un seul franc pour les élections en RDC".

Le mandat de M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, arrive à son terme le 20 décembre. La Constitution lui interdit de se représenter, mais le chef de l'État ne donne aucun signe de vouloir quitter son poste alors que le scrutin présidentiel apparaît désormais impossible à organiser dans les temps.

La RDC a connu les 19 et 20 septembre une explosion de violences - qui ont fait au moins 53 morts, dont quatre policiers, selon l'ONU - liées au report de la présidentielle qui devait se tenir cette année.

La commission électorale de la RDC (Céni) projette d'organiser la présidentielle fin 2018 arguant des contraintes logistiques pour justifier ce report.

La majorité, une frange minoritaire de l'opposition et une fraction de la société civile qui prennent part aux travaux du "dialogue national" en vue d'élections apaisées en RDC négocient depuis samedi un accord politique en vue de fixer "par consensus" la date de la présidentielle.

Le "Rassemblement" des forces politiques et sociales autour de l'opposant historique Étienne Tshisekedi, qui boude le "dialogue national", tenait son conclave mardi à Kinshasa en vue de proposer une "feuille de route de sortie de crise" née de la réélection contestée de M. Kabila en 2011 dans un scrutin entaché d'irrégularités.

Avec AFP

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