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Le G20 termine sur une note pessimiste


(Reuters)

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L'appréciation plutôt négative portée sur la croissance mondiale n'a pas exclu "un certain regain d'optimisme" , a dit Christian Noyer, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE

ISTANBUL (Reuters) - Les grands argentiers du Groupe des Vingt (G20) ont dressé mardi un sombre panorama de l'économie mondiale et se sont promis de tenter de relancer la croissance par le biais d'outils budgétaires et monétaires si le besoin s'en faisait sentir.

L'appréciation plutôt négative portée sur la croissance mondiale n'a pas exclu "un certain regain d'optimisme" durant les discussions, imputable à la baisse des prix pétroliers et à une série de réformes structurelles, a toutefois souligné Christian Noyer, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE).

"Nous pouvons avoir de bonnes surprises, à la fois mondialement et dans la zone euro", a dit le gouverneur de la Banque de France, ajoutant que la réunion du G20 n'avait par ailleurs laissé percer aucun signe d'une quelconque guerre des monnaies.

"Il y a un accord clair de tous les pays du G20 sur le fait que les politiques monétaires sont prises pour des raisons domestiques qui tiennent a l'objectif de prix fixé aux banques centrales", a-t-il dit.

Dans leur communiqué publié à l'issue de leur réunion de deux jours à Istanbul, les ministres des Finances et banquiers centraux du G20 écrivent: "Nous réexaminerons de manière régulière nos politiques budgétaires et monétaires et agiront de manière décisive si nécessaire".

Le texte du communiqué diffère peu du projet dont Reuters avait eu connaissance auparavant.

Les grands argentiers y appellent également à une action concertée en vue de sévir contre le financement des groupes terroristes, réclamant des "directives en vue de renforcer la transparence des systèmes de paiement afin de limiter le risque d'être amené sans le savoir à financer le terrorisme et le blanchiment d'argent".

La réunion a été aussi l'occasion de faire le point sur la faible croissance de la zone euro et du Japon et de remarquer que certaines économies émergentes marquaient elles aussi le pas.

L'organisation a salué le choix de la BCE d'opter elle aussi pour la méthode monétaire dite de l'assouplissement quantitatif, en dépit des réserves de l'Allemagne, et estimé qu'il aurait pour effet de soutenir la reprise dans la zone euro.

La chute des prix pétroliers aura également pour effet de donner un coup de pouce à l'économie mondiale, remarquent encore les grands argentiers.

Le secrétaire américain au Trésor, Jack Lew, a appelé en marge de la rencontre l'Allemagne et d'autres pays européens à modifier leurs politiques budgétaires afin de relancer la demande.

"En Europe, il y a besoin de davantage de politique budgétaire parce que la demande y est trop faible", a-t-il dit. "Plusieurs pays ont de la marge en matière de politique budgétaire. Ils doivent utiliser cette marge pour stimuler la demande".

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