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Le FMI et la Banque mondiale prévoient un taux de croissance satisfaisant pour l’Afrique en 2014


Le siège du Fonds monétaire international (FMI) à Washington.

Le siège du Fonds monétaire international (FMI) à Washington.

Réunions de printemps Banque Mondiale-Fonds monétaire international (FMI), ici à Washington, D.C. A cette occasion, le FMI a légèrement baissé ses estimations de croissance mondiale pour les deux prochaines années. L'organisation anticipe désormais une croissance de 3,6% en 2014, contre 3% en 2013, soit 0,1% de moins que dans ses prévisions de janvier.

Pour l’économiste en chef du FMI, Olivier Blanchard, la croissance dans les économies avancées reste anémique, à l’exception des Etats-Unis. Par ailleurs, l’inégalité croissante des revenus entre les nantis et les défavorisés est un problème de plus en plus inquiétant, a-t-il poursuivi. Olivier Blanchard, économiste en chef du FMI

Olivier Blanchard, économiste en chef du FMI



Le FMI s’inquiète également des risques et tensions géopolitiques croissant, même s’ils n’ont pas encore eu un impact sur l’économie mondiale.

Par ailleurs, le FMI et la Banque mondiale prévoient un taux de croissance satisfaisant pour l’Afrique en 2014.

Selon le FMI, les pays émergents et en développement continueront d'enregistrer une forte croissance en 2014, de 4,9%. En ce qui concerne l’Afrique subsaharienne, la croissance devrait se chiffrer à 5,4 %, estime le FMI, tandis que la Banque mondiale parle de 5,2 %.

« En général, les prévisions sont bonnes », a constaté Luc Christiansen, économiste en chef pour la région Afrique a la Banque mondiale, la croissance étant en hausse par rapport à 2013. « Pendant les 20 dernières années, l’Afrique a cru à un taux de 4,5 %, ce qui est un changement par rapport au passé. Mais quand on tient compte aussi de la croissance de la population, cela revient à un taux de croissance de 2 % », a-t-il poursuivi lors d’un entretien avec Claire Morin-Gibourg.

Pour M. Christiansen, la bonne performance économique du continent s’explique en partie du fait de la baisse des conflits, et des prix relativement élevés des matières premières. Ce qui pourrait changer, a-t-il averti.
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