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Le Mica, l'autre festival du film au Burkina Faso


Dans les allées du Mica, au Fespaco à Ouagadougou, au Burkina, le 2 mars 2017. (VOA/Issa Napon)

Dans les allées du Mica, au Fespaco à Ouagadougou, au Burkina, le 2 mars 2017. (VOA/Issa Napon)

Le Marché international du cinéma africain est l'une des pièces maîtresses du festival burkinabè Fespaco qui bat son plein en ce moment à Ouagadougou.

Acheteurs, producteurs, vendeurs, et distributeurs du monde entier se rencontrent à chaque édition du festival pour faire des choix, partager leurs expériences et diversifier l’offre en matière de production audiovisuelle et cinématographique.

Dans les allées feutrées d’une grande salle se dressent des stands tout aussi colorés les uns que les autres. Les stands ont été pris d’assaut par des exposants aux offres diversifiées mais tous en lien avec le cinéma ou l’audiovisuelle.

Dans les allées du Mica, au Fespaco à Ouagadougou, au Burkina, le 2 mars 2017. (VOA/Issa Napon)

Dans les allées du Mica, au Fespaco à Ouagadougou, au Burkina, le 2 mars 2017. (VOA/Issa Napon)

Sur place, tous se côtoient : l'atelier de visionnage, un stand de présentation d’outils de production et de distribution de produits cinématographiques, des ventes de programmes.

Alima, du stand Cinomade au Mica (Fespaco) à Ouagadougou, au Burkina, le 2 mars 2017. (VOA/Issa Napon)

Alima, du stand Cinomade au Mica (Fespaco) à Ouagadougou, au Burkina, le 2 mars 2017. (VOA/Issa Napon)

Alima Ouédraogo, animatrice sur le stand Cinomade, explique les grands traits de son organisation.

"L’association Cinomade est une structure basée à Bobo Dioulasso. Nous créons et nous diffusons des outils de sensibilisation. Ce que nous apprécions au Mica, c’est la rencontre d’autres réalisateurs, d’autres producteurs, voir ensemble comment ce que l’on peut faire pour que le cinéma africain, et en particulier le cinéma burkinabè, aille de l'avant".

À une centaine de mètres de son stand se trouve l’installation de H studios cinéma, présent avec du matériel pointu de tournage et de post-production.

Jules Alexandre Comara, porte-parole​ de H Studios Cinéma nous décrit la mission de son studio.

"C’est une société ivoirienne qui tourne autour de trois pôles : le doublage de films, la location de matériel et de production. Nous restons positifs d’ici la fin du Mica, nous pourrons avoir beaucoup plus de contacts et avoir aussi un réseau".

Dans les allées du Mica, lors du festival du Fespaco, le 2 mars 2017. (VOA/Issa Napon)

Dans les allées du Mica, lors du festival du Fespaco, le 2 mars 2017. (VOA/Issa Napon)

De nombreux réalisateurs sont aussi au rendez-vous et désireux de vendre leurs productions à l’image du lauréat du Success films award 2017 au Burkina Faso. Yacouba Napon directeur de z Production.

Yacouba Napon, réalisateur et directeur de ‘’Z’’Productions nous explique ce que Mica lui apporte.

"Je suis au MICA pour faire des rencontres et essayer de vendre mon film, Adieu belle-mère qui a été le primé Premier prix spécial au Burkina Faso. Il y a des acheteurs qui sont intéressés et qui avaient besoin impérativement d’une copie".

Les professionnels ont la possibilité de visionner leur choix dans un espace consacré afin de mesurer la qualité des œuvres.

Ousseny SAWADOGO, Responsable vidéothèque, à Ouagadougou, au Burkina, le 2 mars 2017. (VOA/Issa Napon)

Ousseny SAWADOGO, Responsable vidéothèque, à Ouagadougou, au Burkina, le 2 mars 2017. (VOA/Issa Napon)

Ousseny Sawadogo est le responsable de la vidéothèque du Mica.

"Cette vidéothèque est composée de boxe de visionnage. Il a une piste de films qui sont à la disposition des professionnels", explique-t-il.

De nombreux segments représentatifs du milieu cinématographique se retrouvent dans les allées du Mica, ainsi en va-t-il pour les visiteurs du jour qui vont du professionnel aux simples curieux amateurs de 7e art africain venus se faire une idée. Jean Digne est l'un d'entre eux.

"Ce qui m’intéresse, c’est de montrer que l’Afrique est un laboratoire de nouvelles images. On repart avec de nouvelles idées et je fais partie de gens qui se battent pour que la diversité ne soit pas une caricature", confie-t-il.

Issa Napon, correspondant à Ouagadougou

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